Le 20 janvier 2026, Emmanuel Macron s’est exprimé à Davos, en Suisse, lors de l’édition 2026 du Forum économique mondial. Son allocution s’inscrit, selon ses propres termes, dans un « contexte économique et géopolitique bouleversé » par ce qu’il a qualifié d’offensives menées par les États-Unis sous la présidence de Donald Trump.
Accusation contre la concurrence américaine
Au cœur de son intervention, le président français a dénoncé une stratégie américaine qui, d’après lui, dépasse la simple compétition commerciale. Il a affirmé que « la concurrence des Etats-Unis (…) visait ouvertement à affaiblir et à subordonner l’Europe ». Cette phrase, prononcée devant un parterre international de dirigeants et d’acteurs économiques, souligne une rupture de ton et met en lumière la crainte d’un affrontement stratégique entre puissances.
Sans détailler de mesures spécifiques dans le texte fourni, M. Macron a choisi de mettre l’accent sur la dimension politique de la rivalité économique. Son propos présente la concurrence non seulement comme une question de parts de marché, mais comme un instrument susceptible de redessiner les rapports de force entre États et blocs régionaux.
Réaffirmation des valeurs européennes
Pour conclure son discours, le président a opposé à cette dynamique accusatrice un rappel des principes qui, selon lui, fondent l’Union européenne. Il a salué le fait que l’Europe demeure « un endroit où l’Etat de droit et la prévisibilité sont toujours la norme ». Cette formulation met en avant la primauté des institutions et des règles comme argument central de résistance et de différenciation face à des pratiques jugées agressives.
En insistant sur l’État de droit et la prévisibilité, le discours revendique la supériorité d’un cadre juridique stable pour protéger les intérêts économiques et politiques européens. Il s’agit d’un message à double portée : interne, pour rassurer les partenaires et les citoyens européens ; et externe, pour signifier aux concurrents que l’Europe revendique un fonctionnement fondé sur des règles plutôt que sur un rapport de force imprévisible.
Portée et implications
Ces déclarations interviennent dans un forum où se mêlent acteurs publics et privés, et où les enjeux de la concurrence internationale sont au centre des débats. Le signal adressé par le chef de l’État français vise à replacer la question économique dans un cadre politique et stratégique plus large, invitant à considérer l’impact des pratiques commerciales sur la souveraineté européenne.
Sans éléments supplémentaires fournis ici sur les réponses attendues ou les mesures envisagées, le discours pose néanmoins des jalons politiques. Il traduit une volonté de porter le débat sur la scène internationale et de pousser à une réflexion collective sur la manière dont l’Europe peut préserver son autonomie et ses règles face à des pressions externes.
La formulation employée — qualifiant certaines pratiques comme visant à « affaiblir et à subordonner » l’Europe — est volontairement forte et traduit l’urgence perçue par l’interlocuteur. Elle devrait, dans la pratique politique et diplomatique, encourager des réactions de la part des institutions européennes et des États membres, ainsi que des discussions avec les partenaires internationaux présents sur place.
Un message aux acteurs économiques et diplomatiques
Présenter l’Europe comme un espace de « prévisibilité » et d’« État de droit » relève d’une stratégie de communication destinée à consolider la confiance des investisseurs, des entreprises et des partenaires. Ce positionnement peut être lu comme un appel à renforcer les instruments juridiques, réglementaires et diplomatiques qui protègent le marché unique et les intérêts stratégiques du continent.
Le choix de Davos pour prononcer ces mots n’est pas anodin : le Forum économique mondial réunit des décideurs influents dont les orientations et décisions économiques pèsent sur les trajectoires nationales et régionales. Parler de régles et de prévisibilité devant ce public vise à inscrire la défense des principes européens dans le débat global sur la gouvernance économique.
Sans prolonger par des spéculations non étayées, le discours d’Emmanuel Macron au Forum de Davos 2026 assume une posture claire : dénoncer ce qui est perçu comme une pression américaine accrue, réaffirmer les valeurs européennes et appeler à des réponses collectives pour préserver l’autonomie et la stabilité du continent.





