France vs Italie : comment Giorgia Meloni renverse la donne en 2025 — coalition stable, redressement budgétaire, diplomatie africaine et sondage Ipsos

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En 2025, l’Italie semble inverser la donne face à la France : la coalition stable de Giorgia Meloni, des améliorations budgétaires (dette à 135 % du PIB en 2024, déficit ramené à 3,4 %) et une diplomatie africaine offensive renforcent son influence pendant que Paris traverse des turbulences. Rehausses de notation, contrastes économiques et un sondage Ipsos montrant une asymétrie d’affection (60 % des Français sympathiques envers l’Italie contre 30 % d’Italiens pour la France) dessinent un recalibrage inédit des relations franco‑italiennes.

En cette fin d’année 2025, le paysage politique et diplomatique italien contraste fortement avec celui de la France et alimente l’idée d’un renversement des rôles entre les deux pays. Là où la République italienne était longtemps associée à l’instabilité, elle paraît aujourd’hui gouvernée par une coalition solide conduite par Giorgia Meloni, dirigeante d’extrême droite dont la popularité demeure élevée trois ans après son arrivée au pouvoir.

Une majorité stable et des critiques sur la trajectoire politique

La coalition menée par Giorgia Meloni est présentée comme l’une des plus durables de l’ère républicaine italienne. Trois ans après son arrivée à la tête du gouvernement (2022), elle recueille encore des intentions de vote supérieures à 30 %, selon les éléments cités dans le texte d’origine. Cette longévité va de pair avec des critiques récurrentes sur des tendances jugées illibérales et des accusations d’une dérive autoritaire, des jugements que rapportent plusieurs observateurs politiques et analystes.

Du côté français, la scène politique traverse une période marquée par des crises et des turbulences gouvernementales, ce qui renforce la perception d’un décalage entre la stabilité apparente de Rome et l’instabilité perçue à Paris. Ce contraste sert de toile de fond à des comparaisons politiques et économiques entre les deux États.

Performance budgétaire et notation financière

Sur le plan économique, le texte souligne une amélioration relative des grands agrégats italiens en 2024. Après des décennies de difficulté à réduire une dette publique élevée, l’Italie affichait une dette représentant 135 % du produit intérieur brut en 2024, tandis que son déficit public aurait été ramené à 3,4 % du PIB la même année, d’après les chiffres mentionnés.

Cette évolution a, selon l’article, été suivie d’un ajustement favorable par certaines agences de notation qui ont relevé la note de l’Italie malgré ses faiblesses structurelles. En parallèle, il est indiqué que Fitch et Standard & Poor’s ont procédé à des dégradations des notes françaises. Ces mouvements de notation sont évoqués comme un indicateur du différentiel de confiance des marchés entre les deux pays, même si les difficultés structurelles de l’économie italienne restent présentes.

Diplomatie africaine et perception bilatérale

Sur la scène internationale, la politique étrangère italienne est décrite comme plus active, en particulier vis‑à‑vis de l’Afrique. Là où Paris poursuivrait un retrait relatif de certains engagements sur le continent, Rome aurait lancé une « entreprise diplomatique ambitieuse » axée sur des promesses d’aide et des mesures de prévention des migrations irrégulières, selon le résumé fourni. L’article présente cette stratégie comme un élément renforçant l’influence italienne en Méditerranée et en Afrique subsaharienne.

Ces différenciations diplomatiques et économiques nourrissent un recalibrage des rapports franco‑italiens, traditionnellement marqués par une rivalité latente. Au sud des Alpes, la conviction d’une hégémonie française passée est souvent considérée comme une évidence, une perception qui n’est pas nécessairement partagée de l’autre côté du Rhin, ou plutôt des Alpes, selon les observations rapportées.

Une étude d’opinion Ipsos, présentée le 26 novembre 2025 lors des « Dialogues franco‑italiens pour l’Europe » organisés à l’université Luiss‑Guido‑Carli de Rome conjointement avec Sciences Po, illustre concrètement ce décalage d’affection et d’image entre les populations. Elle indique que 60 % des Français déclarent ressentir de la sympathie pour l’Italie, tandis que seulement 30 % des Italiens disent éprouver la même sympathie à l’égard de la France, 20 % exprimant une antipathie déclarée. Le résultat met en lumière une asymétrie des perceptions malgré une proximité culturelle forte.

Le sondage souligne aussi que la perception d’une certaine arrogance française est fréquemment avancée comme raison d’éloignement, même si les deux sociétés conservent des liens culturels et économiques étroits.

Au total, le constat dressé dans ce texte d’origine est celui d’un changement de dynamique entre Rome et Paris, alimenté par des différences de gouvernance, de gestion budgétaire et d’initiatives diplomatiques. Reste que ces constats renvoient à des réalités complexes et à des perceptions qui peuvent évoluer rapidement, conditionnées par des choix politiques, des évolutions économiques et des événements internationaux.

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