Bonjour !

Israël-Iran : frappes et ripostes sur infrastructures énergétiques du Golfe (Koweït, Qatar), flambée des prix du pétrole et risque de crise énergétique mondiale

Share This Article:

Israël intensifie ses frappes contre l’Iran pendant que Téhéran riposte en visant des infrastructures énergétiques du Golfe — Koweït, Qatar et sites gaziers touchés — alimentant la hausse des prix du pétrole et du gaz et ravivant le risque d’une crise énergétique mondiale. Les dirigeants européens appellent à un moratoire, l’AIE libère des stocks pour stabiliser les marchés, et la crise gagne le Liban tandis que la France engage une médiation.

Israël a intensifié ses frappes contre des objectifs en Iran, tandis que Téhéran multiplie des attaques ciblant les infrastructures énergétiques du Golfe, aggravant les tensions sur les marchés du pétrole et du gaz. Les opérations ont affecté des installations au Koweït et au Qatar et ravivent les craintes d’une crise énergétique internationale.

Un échange de frappes aux répercussions régionales

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré jeudi que l’Iran était « en train d’être décimé », assurant que Téhéran n’avait plus « la capacité d’enrichir de l’uranium » ni « de produire des missiles balistiques ». Il a ajouté : « Je pense aussi que cette guerre va se terminer bien plus vite que ce que les gens imaginent », sans toutefois donner de calendrier précis.

Ces déclarations, intervenues au 21e jour du conflit, ont temporairement apaisé les marchés. Wall Street a fini en baisse modérée et le baril de Brent, référence internationale, est redescendu autour de 107 dollars, après un pic d’incertitude sur les approvisionnements énergétiques.

Sur le terrain, les affrontements se poursuivent. Vendredi — jour de Norouz, le Nouvel an persan, et de l’Aïd el-Fitr dans plusieurs pays musulmans — des tirs de missiles et des vols de drones ont été signalés dans le Golfe. Les Émirats arabes unis ont déclaré avoir riposté à des attaques, l’Arabie saoudite avoir intercepté plusieurs drones surtout dans l’est du pays, et Bahreïn avoir maîtrisé un incendie provoqué par des éclats attribués à une « agression iranienne ».

Infrastructures énergétiques visées : Koweït, Qatar et marchés sous tension

Au Koweït, une raffinerie déjà touchée la veille a de nouveau été la cible de drones : un incendie s’est déclaré et plusieurs unités ont été mises à l’arrêt. Au Qatar, les autorités ont estimé que la capacité d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) avait été réduite de 17 % après des frappes visant le site de Ras Laffan, le principal complexe de production du pays.

Ces attaques iraniennes constituent, selon Téhéran, des ripostes aux frappes israéliennes contre le gisement offshore South Pars/North Dome, la plus grande réserve de gaz partagée entre l’Iran et le Qatar. Le ciblage d’infrastructures énergétiques alimente des inquiétudes sur l’approvisionnement mondial et a fortement fait monter le prix du gaz en Europe ; le prix néerlandais TTF a atteint des niveaux inédits depuis 2023.

En réaction aux premières attaques sur des installations énergétiques iraniennes, l’ancien président américain Donald Trump a demandé à Israël de cesser de viser ces infrastructures, injonction à laquelle Benjamin Netanyahu a dit s’« conformer ». Dans le même temps, M. Trump a menacé de « détruire massivement l’intégralité du gisement » si Téhéran poursuivait ses frappes.

De son côté, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a prévenu que l’Iran ne ferait preuve d’« aucune retenue » si ses infrastructures énergétiques étaient de nouveau attaquées, ajoutant que la riposte déployée jusqu’à présent n’avait mobilisé qu’« une fraction » de la puissance du pays.

Réactions internationales et mesures pour stabiliser le marché

Inquiets des conséquences économiques et politiques, les dirigeants européens réunis à Bruxelles ont appelé à un « moratoire » sur les frappes visant les infrastructures énergétiques et hydrauliques, exhortant les parties à adopter une « retenue maximale ». Plusieurs États, dont la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Japon, se sont dits prêts « à contribuer » ultérieurement à la sécurisation de la navigation dans le détroit d’Ormuz, mais uniquement après un arrêt des hostilités selon Paris, Rome et Berlin.

Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un « cadre onusien » pour une mission de sécurisation du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le pétrole et le gaz mondiaux.

Pour tenter de détendre les marchés, les pays membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ont commencé, comme annoncé à la mi-mars, la libération de stocks pétroliers : un total de 426 millions de barils, principalement de brut, doit être mis à disposition pour stabiliser les approvisionnements.

Le Liban, le Hezbollah et la diplomatie française

Le conflit a aussi gagné le Liban : le mouvement pro-iranien Hezbollah a engagé des tirs à partir du territoire libanais depuis le 2 mars, poussant le président libanais Joseph Aoun à renouveler son appel à une trêve et à des négociations avec Israël. La France, qui mène une médiation, a déclaré vouloir faciliter des discussions directes entre les parties sans « proposer un plan pour un pays tiers », selon Emmanuel Macron.

La situation reste volatile, avec des implications diplomatiques et économiques étendues. Les bureaux de l’AFP à Téhéran, Jérusalem, Dubaï, Bagdad, Beyrouth et Washington ont contribué au reportage.

© Agence France-Presse

Parlons Politique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Subscribe To Our Newsletter

No spam, notifications only about new products, updates.

Erreur : Formulaire de contact non trouvé !

L’actu politique, sans détour

En bref

Parlons Politique décrypte l’actualité française et internationale avec clarté et précision en utilisant l’IA.

Analyses, débats et enquêtes : notre rédaction s’engage à vous offrir une information fiable, accessible à tous et sans détour.

© 2026 Parlons Politique