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Netanyahu nie avoir entraîné les États‑Unis dans une guerre contre l’Iran : Israël suspend les frappes sur sites énergétiques, l’Iran riposte, marchés sous tension

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Lors d’une conférence, Benjamin Netanyahu a assuré qu’Israël suspendait toute nouvelle attaque sur des sites énergétiques iraniens à la demande des États‑Unis, tout en confirmant une frappe sur une installation liée au gisement de South Pars. La riposte iranienne a touché des hubs du Golfe, dont Ras Laffan, provoquant tensions sur les marchés de l’énergie et appels européens à un moratoire pour éviter une pénurie mondiale.

Lors d’une conférence de presse tenue à Jérusalem le 19 mars et suivie par CNN, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que les États-Unis, par la voix de Donald Trump, avaient demandé à Israël de renoncer à toute nouvelle frappe contre des sites énergétiques majeurs en Iran, et que son pays s’y confor­mait. « Le président Trump nous a demandé de suspendre toute nouvelle attaque et nous nous y conformons », a déclaré M. Netanyahu.

Déclaration d’Israël et frappe sur South Pars

Benjamin Netanyahu a simultanément confirmé qu’Israël avait « agi seul » lors d’une attaque ciblant une installation de traitement liée au champ gazier de South Pars, l’un des plus vastes gisements de gaz naturel au monde. Il a rejeté l’idée selon laquelle Israël aurait « entraîné » les États‑Unis dans une guerre contre la République islamique : « Qui pense vraiment que quelqu’un peut dire au président Trump ce qu’il doit faire ? », a lancé le Premier ministre.

Jusqu’ici, l’État hébreu avait conduit plusieurs frappes contre des dépôts de carburant iraniens, sans viser directement les infrastructures de production pétrolière et gazière, selon ses propres déclarations. L’attaque sur une installation liée à South Pars marque toutefois un palier dans l’escalade, selon le récit officiel israélien.

Riposte iranienne et impact sur les infrastructures énergétiques

La riposte iranienne a ensuite visé des installations énergétiques dans plusieurs pays du Golfe. Le Qatar a fait état de « dégâts importants » sur son principal hub gazier, Ras Laffan. Ces incidents ont provoqué une hausse des prix de l’énergie et suscité des craintes chez des analystes qui estiment que des dommages à Ras Laffan pourraient accroître le risque d’une pénurie durable de gaz à l’échelle mondiale.

Face aux conséquences potentielles sur les approvisionnements, les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles ont appelé à un « moratoire » sur les frappes contre les infrastructures énergétiques et hydrauliques, priant les parties à faire preuve d’une « retenue maximale ». Cette demande vise à limiter une aggravation des dommages qui affecteraient non seulement les pays de la région mais aussi les marchés internationaux de l’énergie.

Perception israélienne d’une fragilisation du régime iranien

Lors de la même conférence, M. Netanyahu a déclaré percevoir « beaucoup de signes » laissant croire, selon lui, que « le régime iranien est en train de céder ». Il a ajouté : « Nous voyons apparaître des fissures, et nous essayons de les creuser aussi vite que possible, non seulement au sein du haut commandement mais aussi sur le terrain. »

Le Premier ministre a estimé que la guerre pourrait se terminer « bien plus vite que ce que les gens imaginent », tout en reconnaissant qu’il était prématuré de prévoir si une mobilisation populaire en Iran conduirait à un renversement du pouvoir. « Il appartient au peuple iranien de le démontrer, de choisir le moment et de se montrer à la hauteur », a‑t‑il ajouté.

Incertitudes sur la direction du pouvoir à Téhéran et risques d’escalade

M. Netanyahu a également évoqué des doutes sur la configuration réelle du pouvoir à Téhéran, en mentionnant l’absence d’images publiques du nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei, et en relayant des allégations américaines selon lesquelles il aurait été blessé et « défiguré » lors d’une attaque — allégations démenties par l’Iran. Le Premier ministre a reconnu l’incertitude entourant la chaîne de commandement iranienne.

Sur le plan militaire, même si le conflit est resté jusqu’ici essentiellement aérien, M. Netanyahu a évoqué la possibilité d’ajouter une « composante terrestre », sans fournir de calendrier ni de détails opérationnels : « il existe de nombreuses possibilités », a‑t‑il déclaré.

Interrogé par CNN sur le risque que la campagne militaire israélienne renforce en Iran les factions favorables à la ligne dure, le Premier ministre a admis une part d’inconnu quant aux conséquences à long terme des frappes sur l’équilibre politique iranien.

Les déclarations de M. Netanyahu traduisent une combinaison d’affirmation stratégique — insister sur l’autonomie d’action d’Israël — et de prudence apparente vis‑à‑vis d’un conflit régional aux retombées économiques et politiques importantes. Alors que les tensions autour des infrastructures énergétiques se multiplient, les appels internationaux à la retenue mettent en lumière la vulnérabilité des marchés et des populations dépendantes du gaz et du pétrole du Golfe.

Parlons Politique

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