Début décembre 2025, un « bootcamp for patriots » (camp d’entraînement pour patriotes) de trois jours a réuni, à environ une heure et demie de route de Budapest, quelques dizaines de militants nationalistes venus d’Europe et des États-Unis.
L’événement mêlait formations pratiques et moments informels : cours de communication, modules d’économie et de géopolitique, conseils stratégiques sur la « bataille culturelle » et dégustations de vins locaux. Les organisateurs, issus d’espaces proches du trumpisme et du gouvernement du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, figuraient parmi les promoteurs de ce rassemblement transatlantique.
Une délégation RN bien visible
Parmi les participants se trouvait Thibaut François, présenté comme un trentenaire à la barbe soignée et peu connu du grand public mais décrit comme un acteur central du Rassemblement national (RN).
Ancien député du Nord pour la période 2022-2024, il est qualifié dans le texte d' »homme de réseaux » et de diplomate de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Il dirige la délégation du RN à Bruxelles et, selon la présentation d’origine, incarne la présence de l’extrême droite française lors de ce bootcamp.
Organisateurs et filiations idéologiques
Le rassemblement se tenait sous l’égide du Conservative Partnership Institute, décrit comme un puissant incubateur de la doctrine « America First » (« l’Amérique d’abord »).
Les coorganisateurs mentionnés sont le Centre Machiavelli pour les études politiques et stratégiques, un think tank italien proche de la Ligue de Matteo Salvini, et le Centre pour les droits fondamentaux, un cercle de réflexion présenté comme proche du gouvernement hongrois.
La devise du Centre pour les droits fondamentaux — « Dieu, famille, patrie » — est citée dans le descriptif et illustre, selon les auteurs de l’article d’origine, les orientations et objectifs politiques de l’organisation.
Format et tonalité du bootcamp
Le format mêlait formation théorique et ateliers pratiques : communication publique, enseignements économiques et analyses géopolitiques figuraient au programme. Les messages partagés visaient, d’après le compte rendu initial, à renforcer les compétences des participants pour porter leurs idées sur la scène publique nationale et internationale.
Le public rassemblé comprenait des militants attachés au mouvement MAGA (Make America Great Again) et des cadres ou sympathisants de réseaux nationalistes européens, ce qui a donné au camp une tonalité explicitement transatlantique et ancrée dans des courants conservateurs et nationalistes.
Contexte et portée
Le récit souligne la convergence d’acteurs politiques et intellectuels issus de différents pays autour d’objectifs partagés : structurer des réseaux, échanger des tactiques de communication et conforter des récits politiques nationaux et internationaux.
Sans détailler davantage le nombre exact de participants ni les interventions individuelles, le compte rendu met en lumière la présence d’un représentant reconnu du RN et la coopération entre organisations liées au trumpisme et à des structures proches du pouvoir hongrois.
Les éléments fournis permettent de situer cet événement comme un moment de mise en réseau transnational pour des forces nationalistes, sans pour autant fournir d’évaluation exhaustive de son impact futur sur les scènes politique française, européenne ou américaine.





