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Trump menace de frapper les champs gaziers iraniens après des attaques sur un site de GNL qatari — risque d’escalade, perturbations et hausse des prix

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Donald Trump menace d’anéantir le gisement iranien de South Pars si Téhéran attaque le Qatar, après des frappes ayant atteint le site qatari de Ras Laffan ; l’escalade perturbe le trafic dans le détroit d’Ormuz, fait monter les prix de l’énergie et inquiète dirigeants et marchés.

Donald Trump a menacé d’anéantir les installations gazières iraniennes de South Pars si l’Iran persistait à attaquer le Qatar, deuxième exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). Ces déclarations interviennent après une série d’attaques et de représailles ayant touché des infrastructures énergétiques majeures dans le Golfe et suscité une inquiétude internationale sur la sécurité des approvisionnements.

Menace américaine et répliques iraniennes

Sur sa plateforme Truth Social, M. Trump a écrit que si l’Iran «décide imprudemment d’attaquer un pays tout à fait innocent, en l’occurrence le Qatar», alors «les États‑Unis d’Amérique, avec ou sans l’aide ou le consentement d’Israël, détruiront massivement l’intégralité du gisement de gaz de South Pars». Il a ajouté que les forces engagées déploieraient «une force et une puissance que l’Iran n’a jamais vues ni connues auparavant».

Le président américain a en outre affirmé qu’Israël était à l’origine d’une attaque ayant touché mercredi la partie iranienne du gigantesque champ gazier offshore de South Pars, partagé entre Téhéran et Doha. M. Trump a indiqué que les États‑Unis «ne savaient rien» de cette opération, selon ses propos rapportés.

En représailles, les autorités iraniennes ont ciblé le complexe qatari de Ras Laffan, le principal site de production de GNL du Qatar. QatarEnergy a fait état de «dommages considérables» causés à l’aube sur ce site, tandis que le ministère qatari de l’Intérieur a indiqué que les incendies déclenchés avaient été maîtrisés en début de matinée et qu’aucune victime n’avait été signalée.

Effets sur les marchés et la navigation

Ces affrontements interviennent dans le contexte de la guerre déclenchée le 28 février par une offensive américano‑israélienne visant l’Iran, selon les éléments rapportés. L’escalade a poussé le cours du pétrole à la hausse, le baril de Brent franchissant la barre des 112 dollars.

Les tensions ont également affecté la circulation maritime dans la région. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite habituellement 20 % du pétrole et du gaz mondiaux, reste au centre des préoccupations après des blocages et des attaques visant des navires. L’agence maritime britannique UKMTO a signalé qu’un navire avait été touché au sud du détroit, dans le golfe d’Oman, par un «projectile inconnu», provoquant un incendie à bord. Un autre bâtiment a été touché au large de Ras Laffan, selon la même source.

L’Organisation maritime internationale (OMI) a été réunie en urgence à Londres pour évoquer la mise en place d’un couloir maritime sécurisé afin d’évacuer les navires bloqués dans le Golfe persique. L’OMI estime que 20 000 marins se trouvent actuellement à bord d’environ 3 200 bateaux près du détroit d’Ormuz.

Réactions politiques et risques économiques

Face à l’aggravation de la situation, plusieurs dirigeants ont appelé à la modération. Le président français Emmanuel Macron a demandé un moratoire sur les attaques visant des infrastructures civiles, notamment énergétiques, après un échange avec Donald Trump et l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al‑Thani. «Les populations civiles et leurs besoins essentiels, ainsi que la sécurité des approvisionnements énergétiques, doivent être préservés de l’escalade militaire», a‑t‑il souligné.

L’Arabie saoudite a averti qu’elle se «réserverait le droit» de riposter militairement, le royaume affirmant être régulièrement ciblé par des missiles et drones attribués à l’Iran. Ces menaces ravivent la crainte d’une régionalisation du conflit.

Sur le plan économique, la flambée des prix de l’énergie domine les discussions des banques centrales. Après la réunion de la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE) doit, elle aussi, tenir compte de l’impact des tensions sur l’inflation et la croissance en zone euro.

Selon les autorités citées, la guerre qui a débuté fin février a fait en presque trois semaines plus de 2 200 morts, principalement en Iran et au Liban, où les combats opposent le Hezbollah et Israël et constituent un deuxième front majeur.

Reportage des bureaux de l’Agence France‑Presse à Téhéran, Jérusalem, Dubaï, Bagdad, Beyrouth et Washington.

© Agence France‑Presse

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