À Lyon, un militant identitaire de 23 ans grièvement blessé et plongé dans le coma : Némésis accuse des antifas, la justice ouvre une enquête et reste prudente

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Jeudi 12 février 2026 à Lyon, un étudiant de 23 ans a été grièvement blessé sur le quai Fulchiron (5e) et transporté en coma à l’hôpital Édouard‑Herriot. Une enquête judiciaire a été ouverte : le collectif Némésis affirme que la victime faisait partie de son service d’ordre et accuse des militants d’ultragauche, mais ces allégations restent non confirmées et l’affaire, très commentée en pleine campagne municipale, fait l’objet d’investigations.

Jeudi 12 février 2026 en soirée, un étudiant de 23 ans a été grièvement blessé sur le quai Fulchiron, dans le 5e arrondissement de Lyon, le long de la Saône. Les causes et les circonstances de l’incident n’étaient toujours pas élucidées par les autorités judiciaires au moment des premiers comptes rendus, tandis que l’affaire suscitait de fortes réactions politiques en pleine campagne municipale.

Prise en charge et état de santé

Les sapeurs-pompiers et une équipe du SAMU ont pris en charge le jeune homme à 19 h 40. Victime d’une commotion cérébrale, il a été transporté à l’hôpital Édouard-Herriot, placé dans le coma et son pronostic vital était engagé.

Sur place, un camarade qui l’accompagnait a déclaré aux secouristes que la victime avait été agressée. Dans les heures qui ont suivi, cet événement n’a pas été officiellement relié par les autorités aux incidents distincts qui s’étaient déroulés peu auparavant dans d’autres lieux de la ville.

Deux incidents distincts plus tôt dans la soirée

Peu avant l’agression du jeune homme, deux manifestations perturbées avaient mobilisé des dispositifs de police à Lyon. Dans le 7e arrondissement, près des locaux de Sciences Po, des militantes du collectif identitaire Némésis avaient déroulé une banderole pour contester la tenue d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise, LFI).

Parallèlement, dans les locaux de l’université Lyon‑3, quai Claude‑Bernard, une conférence universitaire consacrée au droit et à la guerre a été perturbée par un groupe d’environ vingt militants d’ultragauche. Ces deux opérations ont entraîné une surveillance et des capacités d’intervention de la part des forces de l’ordre.

« Ces deux événements ont motivé un dispositif de surveillance et d’intervention des forces de police, mais à aucun moment il n’a été signalé de violences graves, ni de blessés sur les deux lieux concernés par les manifestations », précise une source sécuritaire.

Réclamations du collectif Némésis et suites

Vendredi matin, le collectif Némésis a affirmé, dans plusieurs messages publiés sur X, que Quentin D. faisait partie du service d’ordre chargé d’aider ses militantes lors de la manifestation dans le quartier de Sciences Po. Le groupuscule a soutenu que la victime avait été agressée par des militants d’extrême gauche.

Dans ses publications, Némésis a nommé des membres de la Jeune Garde, un groupe antifasciste dissous en juin 2025 et fondé, selon les messages, par le Lyonnais Raphaël Arnault. Ce dernier est indiqué comme ayant été élu député (LFI) en 2024 dans le Vaucluse. Ces accusations sont, dans le compte rendu public disponible, des allégations non confirmées par les autorités judiciaires.

Enquête ouverte et point de vigilance

Une enquête a été ouverte après la prise en charge du jeune homme. Les autorités judiciaires n’avaient pas, dans les informations rendues publiques immédiatement, précisé le déroulé exact des faits ni confirmé un lien formel entre l’agression et les incidents qui avaient eu lieu plus tôt.

Les éléments communiqués par des collectifs ou des témoins, y compris des publications sur les réseaux sociaux, doivent être distingués des constats officiels ; les services de police et la justice restent les seules instances à pouvoir confirmer des responsabilités et des motivations à l’issue de l’instruction.

Cette affaire intervient dans un contexte politique et médiatique tendu, avec des prises de position et des réactions de différentes sensibilités. Les investigations en cours détermineront si les faits rapportés par des tiers s’inscrivent ou non dans une dynamique liée aux manifestations de la soirée.

Parlons Politique

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