Commerce à Paris: Medef alerte sur la vacance commerciale et la perte de 1 917 commerces en 20 ans, dénonce l’aveuglement municipal et réclame des réponses ciblées

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Paris conserve la densité commerciale la plus élevée de France (60 846 commerces en 2023, 28 commerces pour 1 000 habitants), mais l’IME Paris alerte sur des fragilités : vacance commerciale en hausse (10,9 % en 2023), perte nette de 1 917 commerces en 20 ans et pression due à la baisse du pouvoir d’achat, la spéculation immobilière et le surtourisme. Le rapport appelle à un diagnostic fin et des réponses ciblées pour préserver le commerce de proximité et l’accès aux services pour les habitants.

Paris conserve une densité commerciale unique en France, mais plusieurs signaux d’alerte inquiètent les acteurs économiques. Malgré 60 846 commerces recensés en 2023 et une densité de 28 commerces pour 1 000 habitants — loin devant Nice (19,5) et Bordeaux (19,3) — le secteur commercial parisien subit des tensions structurelles liées, selon le rapport cité, à la baisse du pouvoir d’achat, à la spéculation immobilière et au surtourisme.

Chiffres clés et contraste apparent

Les chiffres disponibles montrent à la fois une vitalité résiduelle et des fragilités. Le total de 60 846 commerces en 2023 illustre l’importance du tissu commercial parisien. La densité de 28 commerces pour 1 000 habitants met la capitale en tête des villes françaises cités dans le rapport.

Cependant, plusieurs indicateurs évoluent défavorablement. Le taux de vacance commerciale moyen est en hausse depuis 2014 et s’établissait à 10,9 % en 2023, d’après les données de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR). Ces éléments traduisent une réalité moins flatteuse que la simple comparaison de densité pourrait laisser penser.

Les mises en garde de l’IME Paris

Dans son « dernier rapport, dévoilé en exclusivité par Le Monde mardi 3 février », l’Institut du monde économique Paris (IME Paris) — créé en août 2025 et rassemblant une quinzaine d’organisations professionnelles sous l’égide du Medef Paris — alerte sur les « risques d’une relégation du commerce parisien » et juge la situation « en grande difficulté ».

L’IME Paris note notamment que « Paris a perdu 1 917 commerces (– 3,1 %) depuis vingt ans, avec une baisse particulièrement marquée depuis 2017 ». L’institut y voit « un affaiblissement de l’activité économique en réalité plus marqué que ne le laisse percevoir la simple analyse de l’évolution du taux de vacance commerciale ».

Tendances et secteurs affectés

Le rapport signale une hausse continue de la vacance commerciale depuis 2014, un phénomène qui traduit des fermetures non compensées par des réouvertures. La perte nette de commerces sur vingt ans fournit une mesure supplémentaire de l’érosion du tissu commercial, même si le rythme et l’intensité de ces fermetures varient selon les arrondissements et les types d’activités.

Malgré ces tendances générales, le document souligne que les commerces de proximité et certains secteurs conservent une « bonne vitalité ». Le constat introduit une distinction importante : l’érosion n’est pas homogène. Certaines activités résistent mieux, notamment celles répondant aux besoins quotidiens des habitants ou capables de s’adapter aux nouvelles pratiques de consommation.

Facteurs aggravants et enjeux urbains

Les facteurs cités — baisse du pouvoir d’achat, spéculation immobilière, surtourisme — contribuent à modifier le paysage commercial. La hausse des loyers et la pression foncière réduisent la marge de manœuvre des petits commerçants. La baisse du pouvoir d’achat pèse sur la fréquentation et le panier moyen. Le surtourisme transforme par endroits l’offre commerciale en faveur d’activités touristiques, au détriment d’une offre diversifiée pour les habitants.

Ces tensions ont aussi des effets en chaîne : disparition de services de proximité, modification des flux piétons, et transformation des centralités commerciales. L’IME Paris met en garde contre une possible relégation de certains quartiers si rien n’est fait pour rééquilibrer l’offre et préserver l’accès aux biens et services pour la population locale.

Les acteurs économiques et institutionnels doivent, selon le rapport, affiner le diagnostic et envisager des réponses adaptées au caractère différencié des dynamiques commerciales. Le document ne propose pas dans l’extrait cité de solution exhaustive, mais il pose le cadre d’une réflexion sur la préservation d’un commerce parisien à la fois dense et diversifié.

En l’état, Paris demeure une capitale commerciale singulière par sa densité et son nombre de points de vente. Toutefois, les indicateurs officiels et les analyses de l’IME Paris invitent à ne pas sous-estimer des fragilités persistantes et à suivre attentivement l’évolution du taux de vacance et de la structure du parc commercial.

Parlons Politique

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