Finances des communes : Jean‑René Cazeneuve assure qu’elles «restent au vert» mais alerte sur un «mur d’investissements» et appelle à prioriser les engagements

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Dans une note du 23 février 2026, Jean‑René Cazeneuve assure que les finances du bloc communal « restent au vert », s’appuyant sur les données de la DGFiP et la Cour des comptes pour souligner une capacité d’autofinancement globalement positive. Il met cependant en garde contre un « mur d’investissements » à venir et invite maires et intercommunalités à prioriser et suivre leurs engagements pour préserver la soutenabilité budgétaire, malgré des disparités territoriales.

Le député Jean-René Cazeneuve (Renaissance, Gers) estime que les finances du bloc communal « restent au vert » et se « portent plutôt bien », selon une note d’analyse publiée lundi 23 février 2026. L’élu, ancien rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, cherche à nuancer des discours qu’il juge « catastrophiques » sur la santé financière des communes et des intercommunalités.

Des indicateurs principaux favorables

Dans sa note, Jean-René Cazeneuve s’appuie sur les dernières opérations comptables recensées par la direction générale des finances publiques (DGFiP). Il met en avant la capacité d’autofinancement des collectivités du bloc communal, c’est‑à‑dire l’excédent de ressources dégagé après fonctionnement, comme principal indicateur de santé financière.

Selon l’élu, au‑delà d’inégalités locales, cette capacité d’autofinancement reste positive et témoigne d’une situation moins détériorée que certains le prétendent. Il reprend en cela des éléments déjà signalés par la Cour des comptes en juillet 2025, qui avait décrit une situation « globalement favorable » pour le bloc communal au titre de l’année 2024.

Ces constats ne signifient pas que toutes les collectivités se portent de la même façon. La note souligne des disparités territoriales, lesquelles peuvent résulter de différences de base fiscale, de taille des communes, ou d’un profil d’investissement varié entre petites communes et intercommunalités.

Un « mur d’investissements » attendu

Malgré des indicateurs opérationnels favorables, Jean-René Cazeneuve met en garde contre un « mur d’investissements » qui pourrait peser sur l’avenir financier du bloc communal. Cette expression renvoie à un ensemble de projets et d’engagements à financer, dont les calendriers et les modalités de couverture demeurent source d’incertitude pour certaines collectivités.

Le parlementaire observe que la capacité d’autofinancement actuelle permet d’absorber des dépenses d’investissement, mais que l’accumulation de projets, les besoins de mise à niveau des infrastructures et les contraintes de financement obligeront les élus locaux à prioriser leurs choix. Il rappelle implicitement que l’équation budgétaire devient plus délicate lorsque les recettes courantes stagnent ou que les dépenses contraintes augmentent.

La note insiste également sur l’importance d’un suivi fin des engagements pluriannuels et d’une transparence accrue dans l’évaluation des coûts des projets. Ces recommandations visent à éviter que des investissements lourds ne deviennent, à terme, un facteur de fragilisation budgétaire pour des communes moins équipées financièrement.

Contexte et limites de l’analyse

Le constat de M. Cazeneuve s’inscrit dans un contexte déjà analysé par des institutions publiques. La Cour des comptes, en juillet 2025, avait jugé la situation du bloc communal favorable pour 2024, ce qui conforte la lecture positive de l’élu. La DGFiP fournit les données comptables sur lesquelles s’appuie la note parlementaire.

Cependant, l’analyse comporte des limites méthodologiques classiques : elle repose sur des opérations comptables récentes mais pas nécessairement définitives, et la ventilation locale des indicateurs peut masquer des fragilités ponctuelles. Le député lui‑même évoque « certaines disparités », reconnaissant que la situation n’est pas uniforme d’un territoire à l’autre.

Enfin, la lecture exclusivement financière ne rend pas compte de toutes les dimensions de la capacité d’action locale, comme les ressources humaines, la gestion patrimoniale ou les évolutions réglementaires pouvant affecter les recettes et les dépenses.

Implications pour les élus locaux

Pour les maires et présidents d’intercommunalités, le message principal de la note est double : d’une part, il s’agit d’éviter un alarmisme systématique en reconnaissant des marges de manœuvre existantes ; d’autre part, il convient de préparer la gestion des investissements à venir en maîtrisant les coûts et en planifiant les ressources.

La recommandation implicite est de conjuguer une gestion prudente des dépenses de fonctionnement avec une priorisation stricte des projets d’investissement, afin de préserver la capacité d’autofinancement et d’assurer la soutenabilité des finances locales à moyen terme.

En l’état, la note de Jean‑René Cazeneuve apporte un éclairage complémentaire aux rapports antérieurs, tout en rappelant la nécessité d’un suivi rapproché des engagements futurs pour éviter que le « mur d’investissements » ne devienne un obstacle à la stabilité budgétaire des communes et intercommunalités.

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