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Laurent Cathala, 80ans et maire de Créteil depuis 49 ans, brigue un 9e mandat pour poursuivre Mont-Mesly, 800 logts du GPE et une ferme pédagogique face à LFI

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À 80 ans et maire de Créteil depuis 49 ans, Laurent Cathala se présente pour un neuvième mandat afin de poursuivre ses projets urbains (Haut-du-Mont-Mesly, 800 logements liés au Grand Paris Express, ferme pédagogique) et contrer la progression de La France insoumise.

Dans le vaste bureau de Laurent Cathala, des étagères chargées de statuettes et de bibelots béninois rappellent des décennies de relations locales. Ces objets, offerts par des générations de joueurs du club de football de la ville, occupent le moindre recoin et semblent témoigner des 49 années écoulées depuis le début de son mandat à la tête de Créteil, préfecture du Val-de-Marne.

À 80 ans, l’élu socialiste s’engage toutefois dans une neuvième campagne municipale, qu’il aborde avec calme et détermination. « On me parle de l’âge du maire, mais j’ai encore des choses à faire », lance-t-il, résumant une position personnelle tournée vers la continuité des projets qu’il a initiés pour la ville.

Un retrait annoncé, puis abandonné

En 2020, Laurent Cathala avait assuré que cette année serait sa dernière échéance électorale. Il est revenu sur cette promesse et justifie sa décision par la volonté de contrer la progression de La France insoumise dans la ville. « Je n’ai pas envie de leur laisser les clés de l’hôtel de ville. » Cette crainte d’un transfert de pouvoir explique en partie son maintien en course.

Ancien « fabiusien », il balaie d’un sourire l’argument de l’âge et insiste sur la nouveauté de sa liste : « D’ailleurs, j’ai une liste renouvelée. » Sur le plan politique, son alliance se limite au Parti communiste, tandis que les écologistes ont décliné de s’associer au rassemblement, après le refus du maire d’inscrire dans son programme la fermeture de l’usine d’incinération.

Des projets urbains au centre de la campagne

Laurent Cathala présente cette campagne comme une opportunité de finaliser des chantiers d’aménagement déjà lancés. Il cite notamment une rénovation urbaine dans le quartier prioritaire du Haut du Mont-Mesly, qui comprend la création d’un parc. L’argument principal est celui de la transformation de l’espace public pour améliorer la qualité de vie des habitants.

Autre promette : la construction, en marge d’une nouvelle gare du Grand Paris Express, d’un complexe de 800 logements accompagné d’un nouvel espace vert. Le maire indique que ce projet doit intégrer des équipements et services pour la population locale, sans détailler les calendriers précis de réalisation.

Parmi les éléments mis en avant figure aussi la création d’une ferme pédagogique, pensée comme un équipement éducatif et de proximité. Ces initiatives forment, selon l’équipe de campagne, un ensemble cohérent de chantiers à mener à leur terme.

La liste portée par le maire se nomme « Bien ensemble ». Dans ses prises de parole, il martèle les mots « stabilité », « d’expérience » et affirme vouloir « prendre soin » d’une ville qu’il dit avoir « dans la chair ». Ces expressions structurent le message central : proposer une gestion rassurante et poursuivre un projet urbain déjà engagé.

Un paysage politique local fragmenté

Sur le plan de l’opposition, le texte initial note une difficulté à exister. Si les forces traditionnelles peinent à se structurer, La France insoumise est identifiée comme le mouvement susceptible de lui faire de l’ombre. Le maire justifie son maintien en précisant qu’il souhaite empêcher un basculement de la municipalité vers ce courant politique.

Le choix d’une alliance restreinte au Parti communiste et le refus d’une coalition avec les écologistes sur des points majeurs comme l’avenir de l’incinérateur illustrent les arbitrages opérés par l’équipe municipale. Ils laissent entrevoir une campagne où les enjeux locaux — aménagement, environnement, logement — seront au cœur du débat.

La trajectoire de Laurent Cathala, maillot de long terme d’un paysage municipal qu’il connaît depuis près d’un demi-siècle, se présente donc comme un pari sur la continuité. À l’inverse, les voix critiques et les forces émergentes misent sur le renouveau. La campagne municipale s’annonce centrée sur la finalisation de projets concrets et la question de la transition politique à Créteil.

Parlons Politique

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