Melle : déversement de déchets contre le maire écolo Sylvain Griffault, symbole de l’opposition aux mégabassines à l’approche des municipales

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Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2025, plus d’une centaine d’agriculteurs de la Coordination rurale ont déversé déchets, fumier et pneus à Melle (Deux‑Sèvres), visant la mairie, la permanence de Delphine Batho et des lieux anti‑bassines — un acte présenté comme une « vengeance » contre le maire écologiste Sylvain Griffault, devenu symbole de l’opposition aux mégabassines.

Dans la nuit du 17 au 18 décembre 2025, la commune de Melle (Deux-Sèvres) a été la cible d’un saccage mené par plus d’une centaine d’agriculteurs affiliés à la Coordination rurale. Une soixantaine de tracteurs ont déversé plusieurs tonnes de déchets, de fumier et de pneus en divers points de la ville de 5 800 habitants, visant notamment la mairie, la permanence de la députée Delphine Batho (Génération Écologie) et des lieux identifiés comme foyers du mouvement « antibassines » dans le département.

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Un acte présenté comme une « vengeance »

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Les auteurs de l’action ont agi de nuit, en plusieurs convois, et ont ciblé des lieux publics et associatifs. Outre la mairie et la permanence parlementaire, le Café du Boulevard et la ferme de la Genellerie, décrits comme des points de rassemblement du mouvement antibassines dans les Deux-Sèvres, ont été concernés par le dépôt de déchets.

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Le texte initial évoque la « vengeance » comme motif de l’opération. Le syndicat agricole est présenté comme ayant voulu « faire payer le prix » de l’engagement du maire écologiste Sylvain Griffault (52 ans), candidat à un second mandat municipal. Ces éléments, tels qu’exposés dans le compte rendu, lient l’action à l’opposition de certains agriculteurs aux positions publiques du maire sur le dossier des réserves d’eau.

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Un maire devenu un symbole de l’opposition aux « mégabassines »

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Aussitôt élu en 2020, Sylvain Griffault a pris, au premier conseil municipal, l’initiative d’une motion s’opposant à la construction de grandes réserves de substitution sur le bassin versant de la Sèvre niortaise. Le conseil municipal de Melle a précisé que son opposition ne visait pas « le principe de l’irrigation agricole », mais la portée et la dimension du projet porté par la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres, qu’il estimait susceptibles d’avoir des « conséquences » sur le territoire.

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Le profil de M. Griffault est également souligné : ancien directeur artistique et responsable associatif, il s’est retrouvé, depuis son élection, au centre d’un affrontement local autour de la gestion de l’eau et de l’agriculture. Sa candidature à un second mandat, annoncée pour les élections municipales de mars (année non précisée dans le texte source), renforce l’enjeu politique autour de ces questions locales.

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Contexte communal et territorial

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La commune concernée résulte du regroupement de cinq bourgs ruraux — Mazières-sur-Béronne, Melle, Paizay-le-Tort, Saint-Léger-de-la-Martinière et Saint-Martin-lès-Melle — une création qui, selon le texte, remonte à l’année précédant l’élection municipale de 2020. Ce regroupement a fait émerger une nouvelle échelle municipale, susceptible de peser sur les choix en matière d’aménagement et de gestion de la ressource en eau.

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Le dossier des réserves de substitution — désignées fréquemment dans le débat public sous le terme de « mégabassines » — oppose des acteurs locaux autour de questions techniques et d’usage. Pour le conseil municipal mellois, l’enjeu n’est pas la capacité d’irrigation en soi, mais l’impact global des ouvrages proposés par la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres sur le bassin versant de la Sèvre niortaise et le Marais poitevin.

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Sur le plan politique, la présence de la permanence de Delphine Batho parmi les lieux visés relie cette affaire à des acteurs nationaux du débat écologique : la députée est mentionnée comme candidate à l’élection présidentielle de 2027 dans le texte fourni.

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Les faits rapportés décrivent une montée des tensions locales suffisamment forte pour déboucher sur des actions de protestation spectaculaire. La description du saccage, des quantités de déchets et des sites atteints donne une image précise des dégâts matériels et symboliques causés à Melle.

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Les éléments factuels contenus dans le texte d’origine — dates, nombre d’acteurs impliqués, sites visés, positionnements municipaux et identités des personnes citées — ont été conservés et reformulés ici pour clarifier le récit sans en modifier le contenu.

Parlons Politique

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