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Montargis : Côme Dunis, 36 ans, élu maire RN du Loiret dans une victoire serrée qui divise habitants et interroge l’implantation du RN en villes moyennes

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Côme Dunis, 36 ans, a remporté Montargis au second tour dans une triangulaire très serrée. Entre faible participation, soutiens et craintes, le scrutin révèle les tensions autour de l’implantation du RN et les priorités municipales annoncées.

À 36 ans, Côme Dunis a été élu maire de Montargis au second tour des municipales, dans une victoire serrée qui marque, selon ses partisans, l’implantation du Rassemblement national (RN) dans une ville moyenne du Loiret.

Une victoire de peu — et une triangulaire tendue

Selon le reportage d’origine, la soirée électorale s’est jouée sur un faible écart : « la veille au soir, seuls 59 bulletins lui ont permis de battre son plus proche concurrent. » Le candidat RN l’aurait emporté avec 34,64% des voix dans une triangulaire. La liste du maire sortant, Benoît Digeon (Les Républicains), est arrivée en troisième position avec 32,6% des suffrages, derrière la liste de l’union de la gauche portée par le communiste Bruno Nottin.

Le taux de participation évoqué dans le texte montre une forte abstention : 3 910 des 7 386 inscrits se sont déplacés aux urnes. Après le dépouillement, Bruno Nottin a réagi en rappelant que « deux tiers des Montargois n’ont pas voulu de l’extrême droite » (propos rapportés à France 3). Les relations entre les listes semblent tendues : le maire sortant a dit « craindre que le sectarisme du RN vienne perturber le fragile équilibre social » et il n’y a eu ni poignée de mains ni message de félicitations entre les responsables à l’issue de la soirée électorale.

Sur le terrain : réactions contrastées

Le lendemain de son élection — évoqué dans le texte comme « en ce lundi 23 mars » (année non précisée dans la source) — Côme Dunis était présent dans la permanence du député RN Thomas Ménagé, en compagnie de Tom Collen‑Renaux, élu à Amilly et décrit comme tête de liste et magistrat de 26 ans. Les trois hommes se sont dit satisfaits d’avoir « ravi deux communes à la droite traditionnelle », interprétation qui illustre le discours d’implantation du RN dans des villes moyennes.

Dans les rues, les réactions des habitants sont partagées. Certains soutiens, présents dans des cafés et établissements du centre, considèrent que le nouveau maire « s’intéresse à nous au moins » et réclament « remettre de l’ordre » sur des sujets comme le respect du drapeau et les rassemblements de rues durant le Ramadan, paroles recueillies auprès de clients favorables au RN.

D’autres habitants se disent inquiétés. Pierre Tartakowsky, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, craint que la « préférence nationale » et la « dédiabolisation » du racisme n’instaurent « un climat de haine ». Plusieurs témoins rapportent des insultes racistes vécues dans la ville ; un habitant cité mentionne qu’« hier encore, on m’a traité de bougnoule ». Ces témoignages figurent dans le récit sans confirmation statistique mais soulignent la tension sociale rapportée après le scrutin.

Priorités affichées et passé militant

Sur ses priorités municipales, Côme Dunis affiche des thèmes déjà portés par son camp : « Matraquage fiscal, gaspillage de l’argent public, insécurité, lutte contre le trafic de drogue… », résume le texte en listant ses promesses. Il annonce vouloir « renforcer les effectifs de la police municipale et créer des brigades nocturnes », soulignant que la police nationale patrouille la nuit et est « partagée entre quatre communes » (citation rapportée à franceinfo).

Le nouveau maire se présente aussi comme un élu de terrain : l’article le décrit en tenue soignée, saluant des postiers et se présentant comme « proche des gens ». Il assure vouloir travailler « sans sectarisme, main dans la main avec notre député et le nouveau maire d’Amilly » et dit que « les bonnes idées, qu’elles viennent de la droite ou des communistes, seront toujours bonnes à prendre ».

Son parcours local inclut un passé de militant des « gilets jaunes » en 2018 : il faisait alors partie des figures locales du mouvement et avait symboliquement bloqué le centre des impôts sur le rond‑point dit « Cacahuète ». Le texte précise qu’il « n’a pas toujours été d’extrême droite » et que, selon l’un de ses opposants, « il a changé ». Dunis lui‑même, selon le récit, affirme que ce passé « de lutte est derrière » lui.

Plusieurs habitants interrogés mettent aussi en relation des événements passés et le vote RN. Les émeutes de 2023 liées à la mort de Nahel à Nanterre sont citées comme un facteur ayant « convaincu qu’il y avait besoin d’un gros, gros, serrage de vis » pour certains commerçants qui avaient vu leur boutique endommagée.

Au‑delà des positions tranchées, l’article rapporte aussi des voix modérées. Anthony Chapat, éducateur socio‑sportif de 31 ans, dit vouloir « casser les clichés » et assure avoir voté pour Dunis parce qu’il le connaît et souhaite « aider les jeunes ». Pour lui, l’étiquette politique importe moins que l’action locale.

Enfin, interpellé sur les implications nationales, le député Thomas Ménagé a appelé à la prudence : « Il y a une dynamique évidente, mais ça reste une élection locale », observe‑t‑il, sans extrapoler explicitement sur la suite.

Parlons Politique

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