La députée et candidate de La France insoumise (LFI) aux municipales de Rennes, Marie Mesmeur, a alerté mercredi 18 février sur la présence de graffitis menaçant de mort des militants du parti sur le campus de l’université Rennes 2.
Menaces ciblant des candidats de la liste LFI
Dans un communiqué, Marie Mesmeur précise que les inscriptions découvertes visent notamment son suppléant et une candidate de sa liste municipale. Les photographies jointes au communiqué montrent des messages explicites, dont des formulations assimilées à des menaces de mort, et une croix gammée.
Une inscription mentionne par ailleurs « justice pour Quentin », en référence au décès du militant nationaliste Quentin Deranque. « Ces faits constituent des menaces de mort explicites et doivent être pris avec le plus grand sérieux au regard du climat politique actuel », écrit la députée d’Ille‑et‑Vilaine.
Selon le communiqué et des déclarations rapportées à l’Agence France‑Presse (AFP), Marie Mesmeur a effectué un signalement au procureur de la République de Rennes au titre de l’article 40 du code de procédure pénale. Elle indique également : « J’ai demandé à mon suppléant ainsi qu’à la candidate sur ma liste municipale dont je fais référence (…) d’aller déposer plainte ». « Le climat actuel est très grave », a‑t‑elle ajouté.
Contexte national et réactions
Parallèlement à ces inscriptions à Rennes, le siège national de La France insoumise, situé dans le Xe arrondissement à Paris, a été brièvement évacué mercredi après une menace à la bombe, selon les informations communiquées par le parti.
À Rennes, un appel relayé sur les réseaux sociaux convoque un rassemblement samedi à 11 heures en hommage à Quentin Deranque. Ces mobilisations et menaces interviennent dans un climat de forte tension autour de la mort du jeune homme.
Les circonstances du décès de Quentin Deranque
Quentin Deranque, âgé de 23 ans, est décédé la semaine précédente après avoir été roué de coups par plusieurs personnes encagoulées, selon les éléments rapportés. L’agression s’est produite en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où M. Deranque était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis.
Une source proche du dossier a évoqué une « bataille rangée » opposant « membres de l’ultragauche et de l’ultradroite », description reprise dans le compte rendu initial des faits. À la suite de l’altercation, le jeune homme s’est retrouvé isolé et a été agressé.
Onze personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête, dont trois individus présentés comme proches du député LFI Raphaël Arnault, selon les mêmes sources citées dans le texte d’origine.
Enquête et suites judiciaires
Le signalement adressé au procureur de la République de Rennes par Marie Mesmeur vise à alerter les autorités sur la gravité des inscriptions et à encourager des poursuites pénales. Elle a demandé aux personnes directement visées d’aller déposer plainte afin que la procédure puisse être engagée.
L’enquête ouverte après le décès de Quentin Deranque a donné lieu à plusieurs interpellations. Le déroulé exact des investigations et les qualifications pénales retenues relèvent des autorités judiciaires compétentes qui conduisent les investigations en cours.
Les éléments publiés et les déclarations rapportées ici sont ceux figurant dans le communiqué de la députée et dans les informations reprises par l’AFP. Aucune autre allégation ou conclusion n’a été ajoutée à partir de sources extérieures au texte fourni.





