Municipales 2026 à Lyon : Doucet face à Aulas, PLM et scrutin tripartite — fragmentation de la gauche et reports de voix au cœur du verdict

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Aux élections municipales 2026 à Lyon, Grégory Doucet (Les écologistes) tente de contenir la dynamique favorable à Jean‑Michel Aulas, largement en tête des sondages, dans une campagne compliquée par la réforme PLM et le scrutin tripartite (arrondissements, mairie centrale, métropole). La fragmentation de la gauche et quatre autres candidatures estimées entre 4 et 10 % rendent incertain le verdict : ce seront les reports de voix et les alliances post‑premier tour qui décideront de la mairie.

Les écologistes et la gauche peuvent-ils conserver la mairie de Lyon ? Le maire sortant Grégory Doucet (Les Ecologistes), candidat à sa réélection, se trouve dans une situation délicate face à Jean‑Michel Aulas, homme d’affaires et candidat de la société civile soutenu par la droite et le centre. Selon les sondages évoqués dans le texte d’origine, Jean‑Michel Aulas apparaîtrait largement en tête, une dynamique qui polarise le débat local et attire l’attention médiatique sur ce duel binaire entre deux conceptions opposées de la gestion municipale.

Un duel qui masque plusieurs candidatures

Cette confrontation très médiatisée tend à rendre moins visibles les autres prétendants. À ce stade, quatre candidats supplémentaires sont crédités de l’ordre de 4 à 10 % des voix au premier tour, des estimations qui, si elles se confirment, peuvent toutefois peser dans le résultat final et dans les possibilités d’alliance au second tour.

Le contexte électoral est en outre bousculé par la réforme dite Paris‑Lyon‑Marseille (PLM) : le mode de scrutin à Lyon diffère de celui de Paris et de Marseille. Les électeurs lyonnais voteront trois fois — pour le maire d’arrondissement, pour le maire de la mairie centrale et pour les conseillers de la métropole — alors que la pratique à Paris et Marseille prévoit deux tours distincts. Cette particularité complique les projections et oblige les partis à articuler des stratégies sur plusieurs niveaux de représentation.

La gauche fragmentée et ses enjeux

Grégory Doucet s’appuie sur les composantes de sa majorité sortante, mais sa notoriété peine à concurrencer celle de son principal adversaire, Jean‑Michel Aulas. La gauche arrive divisée au premier tour : la députée Anaïs Belouassa‑Chérifi se présente sous l’étiquette La France insoumise (LFI). Nathalie Perrin‑Gilbert, ancienne adjointe à la culture, se porte candidate sans étiquette et bénéficie du soutien du Parti radical de gauche (PRG). À ces candidatures s’ajoute celle de Georges Képénékian, qui a exercé la fonction de maire de Lyon entre 2017 et 2018.

Cette fragmentation rend incertain le plafond électoral de l’ensemble des forces de gauche. Si aucune candidature ne parvient à rassembler une majorité significative au premier tour, les reports de voix et les alliances éventuelles entre les tours deviendront décisifs pour la configuration de la majorité municipale.

Les candidatures à droite et à l’extrême droite

La droite et le centre ont concentré leurs espoirs sur la figure de Jean‑Michel Aulas, dont la notoriété est un atout dans une campagne largement axée sur le profil du candidat. À l’autre extrémité du spectre, Alexandre Dupalais est présenté comme le candidat issu d’une alliance entre les « ciottistes » (UDR) et le Rassemblement national (RN). Sa présence sur la ligne de départ fait craindre à certains observateurs le retour de l’extrême droite au conseil municipal de Lyon, une éventualité évoquée dans le texte d’origine.

La compétition électorale devra donc tenir compte non seulement des résultats de chaque formation au premier tour, mais aussi des stratégies d’accords pour les mairies d’arrondissement et la métropole, où la répartition des sièges peut influer sur l’équilibre général.

Un scrutin à multiples niveaux, des prévisions difficiles

La spécificité du scrutin lyonnais — trois suffrages simultanés — alourdit la complexité des prévisions. Les électeurs décideront en pratique de plusieurs équilibres institutionnels : la mairie centrale, les mairies d’arrondissement et la représentation à la métropole, unique collectivité intercommunale élue au suffrage universel en France. Chacun de ces niveaux présente des enjeux propres, tant politiques qu’administratifs, et requiert des alliances locales souvent distinctes.

Dans ce cadre, la capacité des candidats à fédérer des soutiens transversaux, à séduire des électeurs d’autrefois indécis et à inscrire un projet municipal cohérent sur les différents registres de scrutin apparaîtra déterminante.

En l’état, la dynamique reste focalisée sur le face‑à‑face entre Grégory Doucet et Jean‑Michel Aulas, mais la configuration finale dépendra largement des reports de voix et des stratégies post‑premier tour, dans un contexte où quatre autres candidatures oscillent entre 4 et 10 % des intentions de vote.

Le Monde présente les six principaux candidats de la municipale en 2026.

Parlons Politique

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