Mercredi 7 janvier 2026, Sarah Knafo a annoncé sa candidature à la mairie de Paris lors du « 20 heures » de TF1. Députée européenne du mouvement Reconquête!, elle se présente pour la première fois comme tête de liste dans la capitale, quittant ainsi l’ombre politique où elle avait été perçue jusqu’ici.
Une candidature affirmée et des priorités déclarées
« Je suis candidate pour être la prochaine maire de Paris (…) Personne ne sera aussi déterminée que moi pour mettre fin à la gabegie », a déclaré Sarah Knafo à l’antenne. Elle a précisé vouloir consacrer « six ans » à redresser « la plus belle ville du monde » si les Parisiens lui accordent leur confiance, et a rappelé que ce mandat est « un travail à plein temps ».
Lors de cette intervention, la députée a également écarté l’hypothèse d’une candidature à l’élection présidentielle de 2027, en déclarant qu’elle « espère » que le parti d’Éric Zemmour présentera un autre candidat. Cette annonce clarifie ses intentions pour le cycle électoral à venir et inscrit sa démarche dans l’agenda des municipales.
Profil politique et trajectoire
Agée de 32 ans, Sarah Knafo est jusqu’à présent la seule élue du parti Reconquête! au Parlement européen. Elle a joué un rôle central dans la campagne présidentielle de 2022, dont elle a été la directrice, et elle est aussi connue pour sa proximité personnelle et politique avec Éric Zemmour.
En politique depuis peu, elle s’est principalement consacrée à l’élaboration d’un programme marqué, selon les observateurs, par des positions fortes sur le plan régalien et économique. Son parcours montre une exposition croissante aux enjeux nationaux et médiatiques, plus qu’une histoire d’engagement local prolongé dans les affaires municipales parisiennes.
Un contexte électoral concurrentiel à Paris
Sarah Knafo devient la sixième candidate officiellement déclarée pour le scrutin municipal des 15 et 22 mars 2026. Elle rejoint un tableau déjà chargé : Rachida Dati, investie par Les Républicains et soutenue par le MoDem; Pierre-Yves Bournazel, soutenu par Renaissance et Horizons; Emmanuel Grégoire pour le Parti socialiste; Sophia Chikirou pour La France insoumise; et, côté extrême droite, Thierry Mariani, candidat du Rassemblement national.
La présence de deux candidatures d’extrême droite — celle de Sarah Knafo et celle de Thierry Mariani — soulève un enjeu électoral précis : le risque de diluer les suffrages au détriment de chacune des listes et, par conséquent, d’empêcher l’une ou l’autre d’atteindre le seuil de 10 % des voix nécessaire pour obtenir des sièges au Conseil de Paris. Ce facteur pourrait peser dans la stratégie de vote et dans les calculs des partis tout au long de la campagne.
Les objectifs affichés et les interrogations
Dans son intervention, Knafo a mis en avant l’ambition de « mettre fin à la gabegie » municipale, formule résumant son diagnostic critique de la gestion actuelle de la capitale. Elle propose ainsi d’orienter son action sur des priorités qu’elle n’a pour l’instant pas détaillées publiquement dans leur totalité pendant cette allocution.
Plusieurs questions se posent pour sa campagne : comment traduire un programme nationalement marqué en propositions concrètes et adaptées aux compétences municipales; quelle capacité aura-t-elle à rassembler au-delà de l’électorat déjà sensible aux thèmes portés par Reconquête!; et dans quelle mesure l’exposition médiatique de la course parisienne servira-t-elle à renforcer la visibilité du parti ou, au contraire, à révéler ses limites sur les enjeux locaux.
La course à la succession d’Anne Hidalgo sera le principal enjeu des municipales de mars 2026 à Paris. La capacité des candidats à articuler diagnostics et solutions opérationnelles pour la ville déterminera en grande partie l’issue du scrutin, tant en première qu’en seconde mobilisation électorale.
En annonçant sa candidature le 7 janvier 2026 sur TF1, Sarah Knafo engage désormais une campagne municipale sous haute visibilité, confrontée à une concurrence dense et à des défis de crédibilité sur les plans local et institutionnel.





