Résultat clair dans une ville où le « front républicain » a joué
Laure Lavalette, députée du Var et candidate du Rassemblement national, a été battue dimanche à Toulon par la maire sortante divers droite Josée Massi. Les résultats officiels donnent 47,65% des suffrages à la candidate du RN contre 53,35% à Josée Massi.
Malgré une progression notable de cinq points par rapport au premier tour, la candidate du RN n’a pas réussi à franchir la barre nécessaire pour renverser la maire sortante, qui avait pris la succession d’Hubert Falco.
Une journée de vote marquée par des signes et des émotions
Sur place, au Cap-Brun, quartier aisé de la ville, la candidate a voté avec une demi-heure de retard. À la sortie de l’isoloir, une électrice a refusé de lui serrer la main : une scène qui a été rapportée comme un symbole des tensions locales.
Peu après, la pluie a commencé à tomber sur Toulon. Ces éléments d’ambiance n’ont pas influé sur les chiffres, mais ils illustrent la tonalité de cette campagne, où l’affect et la polarisation ont joué un rôle visible.
Analyse : pourquoi le RN n’a pas investi la mairie
Laure Lavalette a reconnu la défaite depuis son quartier général. « Je n’ai pas réussi à convaincre une majorité d’électeurs, ni à rompre le front du rejet de LFI à LR », a‑t‑elle déclaré, en soulignant l’existence d’un vaste front républicain rassemblant des formations de sensibilités diverses contre une victoire du RN.
Auprès de ses partisans, la députée a toutefois reçu des soutiens politiques, Renaud Labaye, secrétaire général du groupe parlementaire du RN à l’Assemblée nationale, étant venu la soutenir, qualifiée par lui de « son amie ».
La campagne a également été l’occasion de proclamations d’alliance au sein de la droite. Laure Lavalette a cité Éric Ciotti en ces termes : « Je salue mon ami, Éric Ciotti, symbole d’une droite qui gagne parce qu’elle tend la main aux patriotes de tous les horizons. » Cette formulation montre la stratégie d’une partie de la droite visant à rassembler des électeurs de sensibilités différentes autour d’un discours commun.
Réaction des militants et suite politique
Chez les militants du RN, la déception s’est mêlée à la frustration. Certains attribuent l’échec à la mobilisation d’un arc large d’électeurs hostile à une victoire du RN, d’autres soulignent des marges locales de progression insuffisantes pour inverser la donne.
De son côté, Josée Massi conserve la mairie en se présentant comme la candidate d’un rassemblement divers droite, héritière du mandat d’Hubert Falco. Son maintien au pouvoir témoigne d’une capacité à fédérer des électeurs au-delà des lignes partisanes strictes dans cette élection municipale.
Le score final — 53,35% pour Massi contre 47,65% pour Lavalette — illustre une ville où la dynamique nationale a rencontré des résistances locales fortes, aboutissant à un refus majoritaire de confier l’exécutif municipal au RN.
Regarder la vidéo : « Municipales 2026 : Laure Lavalette échoue à remporter la mairie de Toulon ».





