Municipales à Valognes : Jacques Coquelin réunit ex-opposants (Rodriguez, Valentin) autour d’un « gaullisme social et solidaire » pour un 4e mandat

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À Valognes (≈7 200 hab.), le maire sortant Jacques Coquelin brigue un 4e mandat avec une « liste multicolore » rassemblant d’anciens opposants — dont le socialiste Fabrice Rodriguez et Jean‑Louis Valentin (LR jusqu’en 2025) — autour d’un « gaullisme social et solidaire ». La campagne mise sur un rassemblement programmatique plutôt que partisan : son efficacité sera jugée lors des municipales des 15 et 22 mars et sur la capacité de cette alliance à transformer ouverture et confrontation d’idées en projets concrets.

Maire de Valognes, commune du centre de la presqu’île du Cotentin dans la Manche, Jacques Coquelin brigue un quatrième mandat à la tête d’une liste qu’il qualifie de « multicolore ». Valognes compte environ 7 200 habitants, selon les chiffres cités dans la présentation de la campagne.

Une alliance locale inattendue

Pour cette nouvelle campagne municipale, Jacques Coquelin a formé une coalition rassemblant des profils qui s’étaient auparavant opposés. Le socialiste Fabrice Rodriguez, qui avait été candidat face à Coquelin lors des scrutins de 2014 et 2020, rejoint la liste municipale. À ses côtés se trouvent également trois élus issus de la minorité municipale.

Ce rapprochement modifie la donne politique locale en unissant des acteurs aux parcours différents sur un projet commun. Les acteurs de cette alliance présentent ce rassemblement comme axé sur le programme et non sur l’appartenance partisane, une logique que la majorité met en avant dans sa communication.

Un gaullisme « social et solidaire » comme fil conducteur

Interrogé sur la nature de son positionnement, le maire a résumé sa ligne en ces termes : « un gaullisme social et solidaire. Je suis un gaulliste de gauche comme on disait autrefois. Mes valeurs me portent à travailler avec des gens qui n’ont pas mes opinions. Je veux la confrontation d’idées et je ne demande à personne de changer de parti pour construire ensemble ». Cette formulation sert à expliquer l’ouverture affichée de sa liste.

La rhétorique du maire insiste sur la volonté d’un rassemblement pragmatique plutôt que sur la construction d’une coalition idéologique stricte. Elle vise aussi à légitimer l’intégration d’élus et de candidats de sensibilités diverses autour d’un objectif municipal commun.

Parmi les personnalités qui ont rejoint la liste, figure Jean-Louis Valentin. Il est présenté comme « encarté Les Républicains [LR] jusqu’en 2025 » et effectue un retour en politique locale. Sa présence est évoquée comme significative par les soutiens de la liste, qui soulignent son expérience récente au sein d’une structure intercommunale.

Le curriculum mentionné indique que Jean-Louis Valentin a été président fondateur de la communauté d’agglomération du Cotentin, qui regroupe environ 180 000 habitants, sur la période 2017–2020. Cette référence vise à souligner l’expérience de gestion intercommunale dont il se prévaut pour ce nouveau mandat municipal.

Arguments et perception publique

Jean-Louis Valentin, candidat sur la liste du maire, a lui-même commenté ce rassemblement en soulignant l’importance du programme : « ce rassemblement sur un programme avec des gens qui conservent leurs convictions ». Sa formulation reprend l’idée centrale de la campagne : rassembler sans exiger l’abandon des convictions politiques individuelles.

La stratégie adoptée par l’équipe municipale s’adresse à un électorat sensible à la stabilité et à la gestion locale. Elle mise sur la volonté de dépasser les divisions partisanes pour conduire des projets concrets au niveau communal et intercommunal.

Les opposants et observateurs locaux pourront toutefois interroger la durabilité d’un tel rassemblement. Les rapprochements d’appareils et les alliances électorales sont souvent évalués au prisme des décisions concrètes prises en mandat. La campagne devra donc traduire ces promesses de dialogue et de transversalité en propositions programmatiques visibles pour convaincre les électeurs.

Les élections municipales se dérouleront les 15 et 22 mars. Ces dates sont rappelées dans les documents de la campagne et marquent les échéances auxquelles la configuration politique locale sera validée par le suffrage des habitants.

Au-delà du résultat, cette union entre le maire sortant, un ancien rival socialiste et des élus de la minorité illustre la recomposition possible des forces politiques à l’échelle municipale. Elle pose aussi la question de la manière dont les projets locaux seront portés dans les mois à venir, si la liste obtient la confiance des électeurs.

La campagne s’annonce donc centrée sur la gestion municipale et les projets locaux, avec une mise en avant répétée de l’ouverture et de la confrontation d’idées comme principes de gouvernance.

Parlons Politique

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