Les chiffres montrent une mutation profonde des mobilités à Paris : en 2001, 1,3 % des déplacements intraurbains se faisaient à vélo ; en 2023, la part est montée à 11 %. Dans le même temps, la voiture est passée de 15 % des trajets quotidiens en 1991 à moins de 5 % aujourd’hui. Le réseau cyclable a été multiplié par six depuis le début des années 2000, et la concentration de dioxyde d’azote a chuté de 40 % en dix ans. Cette transformation, conduite dans un contexte de polémiques et de recours juridiques, répondait à des objectifs climatiques et de santé publique, mais elle reste inachevée.





