Le recensement exhaustif de la population de Mayotte, lancé le 27 novembre 2025, devait s’achever le samedi 10 janvier 2026. Après environ six semaines de collecte sur le terrain, l’opération livre un premier bilan marqué par des retards importants : seules trois des 17 communes du département ont transmis leurs résultats dans les délais impartis.
Les 14 autres communes ont demandé des prolongations. Selon les premières informations, elles nécessitent entre une et deux semaines supplémentaires pour mener à bien la phase de porte‑à‑porte et finaliser la transmission des enquêtes.
Origines des retards selon l’Insee
L’Insee impute principalement ces retards à une désorganisation des services des collectivités locales, qui sont en première ligne pour conduire les enquêtes de terrain. Ces services assurent le recrutement, la formation et la coordination des agents recenseurs, responsabilités essentielles au bon déroulement de la campagne.
Le directeur général de l’institut national, Fabrice Lenglart, a entériné, le vendredi 9 janvier 2026, les demandes de prolongation formulées par 14 communes. L’Insee précise par ailleurs que son rôle consiste à accompagner les quelque 700 agents recenseurs des communes « pour s’assurer du respect du protocole et du contrôle », citant textuellement ses missions d’encadrement et de supervision.
Répartition des rôles et déroulement opérationnel
Dans la répartition des tâches, les collectivités locales demeurent responsables de la mise en place opérationnelle : affectation des recenseurs, organisation des tournées et remontée des questionnaires. L’Insee, de son côté, fournit le cadre méthodologique, les outils, et le suivi des procédures afin d’assurer l’homogénéité des données collectées.
Le dispositif mobilisé comprend environ 700 agents recenseurs au niveau local. Leur mission principale reste le porte‑à‑porte, la remise et la récupération des formulaires, ainsi que l’accompagnement des ménages qui en expriment le besoin. Les prolongations accordées aux communes visent à permettre l’achèvement de ces opérations sans compromettre la qualité du protocole.
Parmi les communes en retard figurent deux des plus peuplées du département, Mamoudzou et Koungou. L’article d’origine ne précise pas, cependant, quelles communes ont rendu leurs résultats à temps, ni la nature exacte des problèmes organisationnels rencontrés localement.
Calendrier et conséquences possibles
Avec les prolongations validées le 9 janvier 2026, les campagnes de collecte devraient se poursuivre au moins une à deux semaines au‑delà de la date initiale du 10 janvier. Le calendrier de consolidation et de publication des résultats finaux dépendra de la rapidité de saisie et de contrôle des données une fois les questionnaires recueillis.
Les autorités statistiques insistent sur l’importance de respecter les protocoles pour garantir la comparabilité et la fiabilité des données. Le délai supplémentaire accordé aux communes vise explicitement à éviter des raccourcis qui pourraient altérer la qualité des enquêtes.
À ce stade, les éléments chiffrés et les décisions principales sont ceux rendus publics par l’Insee : lancement le 27 novembre 2025, échéance prévue le 10 janvier 2026, trois communes sur 17 ayant respecté le calendrier initial, et 14 communes ayant obtenu des prolongations entérinées le 9 janvier 2026. Les quelque 700 agents recenseurs restent mobilisés pour mener à bien les opérations sur le terrain.
En l’absence de précisions complémentaires sur les communes bénéficiaires de la prolongation ou sur les motifs détaillés des dysfonctionnements locaux, le suivi de l’avancement reposera sur les prochaines communications officielles de l’Insee et des collectivités concernées.





