Saint-Pierre-et-Miquelon : la communauté malgache, première population d’origine étrangère, moteur d’intégration familiale et de mobilités vers Terre-Neuve

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À Saint‑Pierre‑et‑Miquelon, la communauté malgache est aujourd’hui la première population d’origine étrangère, majoritairement féminine : début 2026 la préfecture recense 82 étrangers titulaires d’un titre de séjour (12 Malgaches, 10 Canadiens) répartis en 26 nationalités sur un territoire d’environ 6 000 habitants. Arrivées étalées sur plusieurs décennies, dynamiques d’intégration familiale et mobilités transfrontalières avec Terre‑Neuve façonnent une diversité discrète mais bien réelle, illustrée par le parcours d’ancrage de Berthine Madé.

Dans le petit archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon, la communauté malgache constitue aujourd’hui la première population d’origine étrangère, essentiellement féminine, devant les ressortissants de Terre‑Neuve. Sur un territoire qui compte environ 6 000 habitants, la préfecture recense, début 2026, 82 étrangers titulaires d’un titre de séjour — dont 12 Malgaches et 10 Canadiens — répartis au sein de 26 nationalités différentes.

Des arrivées étalées sur plusieurs décennies

Les premières personnes originaires de Madagascar se sont installées dans l’archipel il y a « une cinquantaine d’années », selon les habitants. Les flux ont été faibles mais réguliers : le monde — de la Colombie au Sénégal, en passant par la Russie — converge, au compte‑gouttes, vers ces îles françaises de l’Atlantique Nord.

Plus récemment, en 2025, cinq travailleurs malgaches venus de l’océan Indien ont posé leurs valises dans l’archipel, précise Berthine Madé, résidente de longue date. Ces arrivées récentes complètent un tissu migratoire très modeste en volume mais multiple en origines.

Portrait : Berthine Madé, vingt‑trois ans d’ancrage

Berthine Madé vit à Saint‑Pierre depuis vingt‑trois ans. Son parcours illustre la manière dont des individus et des familles se sont progressivement intégrés à la vie locale. « J’ai trouvé mon mari par correspondance », sourit‑elle, évoquant une arrivée marquée par peu de contacts avec les personnes venues d’ailleurs à l’époque.

À ses débuts, la curiosité des habitants s’exprimait par des questions pittoresques : on lui demandait si, à Madagascar, « nous avions du pain ou même des voitures ». Elle n’en garde pas d’amertume. Le ton reste celui d’un échange amusé et lucide sur les idées reçues qui entourent les îles lointaines.

Le domicile familial illustre le mélange des cultures et l’enracinement. Chaises sculptées et nappe blanche brodée de personnages traditionnels malgaches côtoient un intérieur en bois, chaleureux et typique de l’archipel. La belle maison blanche de la famille se dresse sur les hauteurs de Saint‑Pierre, au‑dessus du port, rappelant l’attachement à un paysage marin et insulaire.

Intégration, mobilité et vie quotidienne

Pour Berthine, la petite taille de l’île ne pose pas de contraintes majeures : « Cette toute petite île me va très bien, à moi qui ai grandi dans une grande île, tant que je peux continuer de voyager comme je le fais. » Elle ajoute également : « L’hiver ne me dérange pas. » Ces remarques soulignent une adaptation personnelle aux conditions climatiques et au mode de vie local.

La majorité féminine de la communauté malgache indique des dynamiques migratoires particulières, parfois liées au regroupement familial ou à des opportunités professionnelles ciblées. Sur un territoire proche de Terre‑Neuve, les liens avec le voisin canadien restent importants, tant humainement que par les mobilités transfrontalières, même si les flux demeurent modestes en valeur absolue.

La présence de 26 nationalités parmi les 82 titulaires d’un titre de séjour traduit la diversité, malgré la petitesse de la population étrangère. Cette mosaïque contribue à façonner une vie sociale où chaque origine apporte des pratiques et des objets culturels, perceptibles dans les foyers, les repas et les usages quotidiens.

Sans données supplémentaires, il est difficile de tirer des conclusions sur l’évolution future de ces communautés. Les chiffres fournis par la préfecture — 6 000 habitants, 82 étrangers, 12 Malgaches, 10 Canadiens, 26 nationalités — dressent toutefois un état des lieux précis au début de 2026 et permettent d’appréhender la composition actuelle de l’archipel.

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