Sarah Knafo confond le prix du passe Navigo (52 € au lieu de 90,80 €) : son gros lapsus relance la polémique sur sa connaissance du quotidien parisien

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Sarah Knafo, tête de liste Reconquête à Paris, provoque une polémique après avoir évoqué «52» comme montant du passe Navigo sur BFM-TV — alors que le titre coûte environ 90,80 €/mois (près de 1 000 €/an). Elle a parlé d’un «gros lapsus» en précisant qu’elle pensait au tarif mensuel remboursé par certains employeurs; l’incident relance les critiques sur sa connaissance du quotidien des Parisiens en pleine campagne municipale.

Dimanche 8 février 2026, Sarah Knafo, tête de liste du parti Reconquête au municipales pour la mairie de Paris, a suscité des moqueries et des critiques après une erreur sur le montant du passe Navigo annuel lors d’une intervention télévisée. Interrogée sur le prix du passe Navigo mensuel sur BFM-TV, l’eurodéputée a répondu « Annuel ? 52 », une estimation nettement inférieure au tarif réel cité ensuite par plusieurs interlocuteurs et médias.

L’erreur sur le prix du passe Navigo et ses chiffres

Le passe Navigo, qui permet de circuler sur l’ensemble du réseau RATP et SNCF en Île-de-France, coûte près de 1 000 € par an et 90,80 € par mois, des montants rappelés au lendemain de l’intervention. En répondant « 52 » à la question sur le tarif annuel, Mme Knafo a donc sous-estimé le coût d’un facteur proche de vingt, selon ces chiffres communiqués dans le débat public.

À la fin de l’échange, la candidate a tenté de défendre sa connaissance des dossiers en déclarant : « Je ne suis pas un singe savant mais je travaille sur mes sujets. Les sujets que je travaille, je les connais et les maîtrise. Pour le reste, j’apprends tous les jours. » L’intervention a par ailleurs été marquée par son incapacité, lors de la même séquence, à citer trois joueurs du Paris Saint-Germain (PSG), remarque relevée par plusieurs observateurs.

Rectification publique et explication

Quelques heures après l’émission, Sarah Knafo a publié une vidéo sur ses réseaux sociaux pour corriger son propos et concéder un « gros lapsus ». Elle y a précisé : « Évidemment que 50 euros, c’est mensuel, et c’est pour les salariés dont l’employeur rembourse la moitié du passe », reconnaissant qu’elle « aurait pu penser à ceux qui ne sont pas salariés et qui n’ont pas cette chance ». Cette formulation indique qu’elle faisait référence au tarif mensuel pris en charge partiellement par certains employeurs et non au coût annuel pour un usager payant l’intégralité du titre.

La rectification n’a pas empêché la polémique de se poursuivre : l’écart entre l’affirmation initiale et le tarif réel a été jugé révélateur, dans les échanges politiques et médiatiques, d’une méconnaissance du quotidien des Parisiens par une candidate aspirant à la mairie.

Rappel des réactions politiques

Les adversaires de Mme Knafo n’ont pas manqué de réagir, notamment sur le réseau social X. Pierre-Yves Bournazel, tête de liste Horizons-Renaissance, a fustigé « Derrière les slogans et l’ultracom, la méconnaissance du quotidien des Parisiens. On ne s’improvise pas maire de Paris ! »

Le sénateur communiste Ian Brossat, soutien du candidat Emmanuel Grégoire (union de la gauche hors LFI), a ironisé : « Il faut l’écouter pour le croire ! », pointant « l’étendue de [sa] déconnexion ». Le député RN Jean-Philippe Tanguy, qui soutient Thierry Mariani, a estimé que ce type d’erreur était « disqualifiante pour une candidate à la Mairie de Paris ». De son côté, le député LFI Paul Vannier, soutenant Sophia Chikirou, a qualifié Mme Knafo de « bourgeoise d’extrême droite ».

Mise en scène et symboles de campagne

Plusieurs éléments de la communication de la candidate ont aussi été remis en question dans la controverse. Lors de sa première vidéo de campagne, l’énarque née en Seine‑Saint‑Denis s’était mise en scène dans le métro, à la station Hôtel‑de‑Ville, alors que ses déplacements publics se font essentiellement en taxi, note la présentation de sa campagne. Ce contraste entre la mise en scène et les habitudes de déplacement a alimenté les critiques sur la cohérence du discours et la proximité annoncée avec le quotidien des Franciliens.

Sur le plan politique, l’incident illustre la sensibilité des débats municipaux sur les questions de mobilité et de pouvoir d’achat, deux thèmes centraux pour les électeurs parisiens. Les déclarations et la rectification de Mme Knafo ont déclenché une série de réactions partisanes, contribuant à cristalliser les discussions autour de la compétence des candidats sur les sujets pratiques de la vie urbaine.

La séquence rappelle enfin la portée des erreurs factuelles en campagne : elles sont rapidement reprises par les adversaires et amplifiées par les réseaux sociaux, et peuvent influer sur la perception publique des candidats, au-delà du fond des propositions.

Parlons Politique

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