C’est un tracé représenté par « un trait rouge en forme de bosse de chameau » qui a déclenché une levée de boucliers dans le Massif central. La SNCF a retenu, pour le nouveau TGV reliant Bordeaux à Lyon, un itinéraire qui remonte jusqu’à Massy (Essonne) et, de fait, contournent de larges portions d’un territoire déjà très mal desservi par le rail.
La révélation de ce choix est intervenue à la suite d’une fuite dans la presse locale en novembre, information ensuite confirmée par la SNCF. Depuis, élus locaux, associations d’usagers et riverains expriment incompréhension et colère face à une décision qu’ils estiment éloigner davantage le Massif central du réseau à grande vitesse.
Un tracé contesté qui évite le cœur du territoire
Le point de contestation principal porte sur le contournement géographique : au lieu de traverser ou de desservir le Massif central, le tracé long-courrier est projeté vers Massy, dans l’Essonne. Pour des élus locaux, cette orientation symbolise une nouvelle marginalisation ferroviaire.
Dans les départements touchés — la Creuse, l’Allier, la Corrèze et le Puy-de-Dôme — la réaction est vive. Les responsables locaux rappellent que ces zones pâtissent déjà d’un réseau ferré insuffisant et redoutent que le nouveau TGV n’aggrave l’isolement des territoires ruraux concernés.
Réactions politiques et mobilisations
Les réactions politiques reflètent l’émotion du terrain. Valérie Simonet, présidente du département de la Creuse (Les Républicains), déclare : « On a l’impression d’être rayés de la carte ferroviaire de la France ». Marie-Françoise Fournier, maire sans étiquette de Guéret, se dit « ulcérée » et juge que « ce tracé est contre nature ».
Plus mesuré, le maire de Vichy (Allier), Frédéric Aguilera (LR), affirme « ne pas comprendre l’obsession de contourner le Massif central ». Ces propos traduisent une même préoccupation : la crainte d’une relégation durable du territoire sur la carte ferroviaire nationale.
Sur le plan de la mobilisation, élus et associations multiplient les actions : pétitions, motions votées en conseils municipaux et assemblées départementales, courriers de protestation adressés au ministre des transports, et interpellations du gouvernement à l’Assemblée nationale. Ces démarches visent à obtenir des explications et, pour certains, une révision du tracé envisagé.
Enjeux locaux et question de cohérence territoriale
Au-delà des polémiques, la controverse soulève des enjeux concrets. Les partisans d’un passage du TGV par le Massif central avancent des arguments liés à la cohésion territoriale : meilleure accessibilité, impact positif sur l’économie locale et maintien de services publics. À l’inverse, les promoteurs du tracé par Massy peuvent invoquer des critères techniques, économiques ou de temps de trajet, sans que ces éléments aient été détaillés dans le texte d’origine ici réécrit.
Les actes administratifs et techniques qui fondent la décision n’étant pas cités dans le communiqué rendu public, plusieurs élus demandent la communication des études d’impact et des critères de choix. Ils souhaitent aussi connaître les compensations éventuelles prévues pour les territoires contournés.
La suite de ce dossier dépendra des échanges entre la SNCF, l’Etat et les collectivités concernées. Pour l’heure, la confirmation du tracé par la SNCF a cristallisé un sentiment d’exclusion qui se traduit par une mobilisation administrative et citoyenne soutenue dans plusieurs départements du Massif central.
Sans informations supplémentaires publiées par les autorités ou la SNCF, les contours techniques et les justifications détaillées du choix restent, dans le corpus d’origine, non précisés. Les acteurs locaux, eux, poursuivent leurs actions pour obtenir des réponses et faire valoir la place de leur territoire dans le réseau ferroviaire national.





