4e anniversaire de l’invasion russe : l’UE réaffirme son soutien à l’Ukraine — von der Leyen et Costa à Kiev, sanctions renforcées et aides malgré le veto hongrois

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Pour le 4e anniversaire de l’invasion russe, l’UE a réaffirmé son soutien à l’Ukraine: von der Leyen et António Costa à Kiev, une résolution du Parlement appelant au retrait russe, à des sanctions renforcées et à l’accélération de l’intégration économique, tandis que des aides majeures sont prévues malgré le veto de la Hongrie.

Le 24 février 2026, l’Union européenne a marqué le quatrième anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine par une série d’initiatives politiques et symboliques. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, se sont rendus à Kiev pour participer aux commémorations et réaffirmer le soutien européen face à la reprise des hostilités à grande échelle qui, selon l’UE, s’inscrit dans un conflit plus ancien débuté en 2014.

Visite à Kiev et rencontres officielles

Au cours de leur déplacement, von der Leyen et Costa ont assisté à une cérémonie de commémoration puis visité une installation énergétique ukrainienne endommagée par des frappes russes. Ils ont également participé à une réunion de la « Coalition des volontaires », décrite dans les déclarations officielles comme une alliance de 35 États soutenant Kiev, avant de rencontrer le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Les deux dirigeants européens ont délivré une déclaration conjointe martelant la position de l’Union : « une paix globale, juste et durable fondée sur les principes du droit international, le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale », et l’« importance de maintenir la solidarité transatlantique et mondiale ». Ils ont rappelé l’engagement politique, financier, économique, humanitaire et diplomatique de l’UE envers l’Ukraine.

Session plénière extraordinaire et résolution du Parlement

Le même jour, le Parlement européen tenait une session plénière extraordinaire consacrée aux quatre ans d’agression contre Kiev. Après une adresse de Volodymyr Zelensky en visioconférence, les députés ont débattu des derniers développements et voté une résolution. Celle-ci a été adoptée par 437 voix, avec 82 votes contre et 70 abstentions.

Dans sa résolution, l’institution européenne a condamné la Russie, la Biélorussie, ainsi que les régimes iranien et nord-coréen pour leur implication dans le conflit. Le Parlement exige la cessation immédiate des actions militaires russes, le retrait des forces des territoires ukrainiens occupés et la libération des détenus et civils déportés. Les eurodéputés ont également demandé l’élargissement des sanctions contre Moscou et la poursuite du découplage énergétique de l’UE vis‑à‑vis de la Russie, y compris la mise hors service permanente du gazoduc Nord Stream.

La résolution recommande en outre la mise en place de garanties de sécurité comparables à l’article 5 de l’OTAN pour le futur, et appelle à accélérer l’intégration de l’Ukraine au marché unique ainsi qu’à renforcer les préparatifs institutionnels en vue d’un élargissement futur.

Appels au financement et tensions sur les sanctions

Les dirigeants européens ont rappelé que, depuis le « désengagement » des États-Unis en 2025 — tel qu’indiqué dans les déclarations — l’UE et ses États membres sont devenus les principaux bailleurs de fonds ; le montant total attribué à ce jour est présenté à 193,3 milliards d’euros. Pour marquer l’anniversaire, l’UE avait envisagé d’annoncer un prêt de 90 milliards d’euros et la validation d’un 20e paquet de sanctions contre la Russie. Ce paquet a rencontré l’opposition de la Hongrie, qui a opposé son veto et conditionné son accord à la reprise éventuelle de livraisons de pétrole russe via l’oléoduc Droujba, que Kiev dit avoir été endommagé par une frappe russe.

Sur le plan budgétaire, le texte rappelle qu’un mécanisme de prêt présenté par la Commission européenne le 14 janvier et approuvé par le Parlement le 11 février prévoit d’allouer 60 milliards d’euros d’aide militaire et 30 milliards d’euros d’assistance macro‑financière à l’Ukraine. Le Conseil de l’UE doit encore adopter formellement cet accord ; la Commission a indiqué espérer procéder au premier versement au début du deuxième trimestre 2026.

Incertitudes diplomatiques et message de Kiev

Le déplacement a aussi mis en lumière les divergences au sein des alliés. La première diplomate européenne, Kaja Kallas, a souligné le 23 février l’absence de consensus sur certaines sanctions à l’issue d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE. Le président Zelensky, quant à lui, s’est dit préoccupé par une moindre visibilité du soutien américain dans les négociations de paix. Dans un entretien accordé à CNN le 23 février, il a déclaré : « Les États-Unis doivent rester du côté d’un pays démocratique qui lutte ». Il a ajouté, dans un passage cité textuellement : « Cette personne, c’est la guerre. Poutine est la guerre. Tout est centré sur lui. »

Malgré les annonces et les engagements, certains observateurs sur place ont noté que les dirigeants européens sont arrivés à Kiev « les mains vides », formule reprise dans les comptes rendus pour signifier l’absence d’annonce conjointe immédiate et consensuelle sur des mesures nouvelles et concrètes.

Enfin, les responsables européens ont réitéré leur intention de préparer l’après‑guerre, en se disant prêts, avec les États membres, à contribuer à la reconstruction de l’Ukraine et à mettre en place des garanties de sécurité pour prévenir toute nouvelle agression.

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