Macron propose des eurobonds et une dette commune à l’Union européenne pour financer investissements stratégiques et renforcer l’autonomie économique

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À quelques jours du sommet européen à Bruxelles, Emmanuel Macron propose un emprunt commun des Vingt-Sept pour financer des « investissements stratégiques », réduire la dépendance au dollar et renforcer la compétitivité et l’autonomie économique de l’Union, appelant à une coordination budgétaire et monétaire collective.

Dans un entretien accordé lundi 9 février à plusieurs journaux européens, dont Le Monde, le président de la République a réaffirmé sa volonté de voir les Vingt-Sept recourir à un nouvel emprunt commun. Emmanuel Macron a présenté cette option comme un moyen de financer des investissements dits « stratégiques » et, selon ses mots, de « s’attaquer à l’hégémonie du dollar ».

Cette intervention intervient à quelques jours d’une rencontre des chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne, prévue à Bruxelles jeudi 12 février, au cours de laquelle la compétitivité devrait figurer parmi les sujets principaux à l’ordre du jour. Dans le même entretien, le chef de l’État a également appelé les Européens, après la crise du Groenland, à ne pas se laisser aller à « un lâche soulagement », qu’il a qualifié de temporaire.

Le sens de la proposition

La proposition d’un emprunt commun porté par l’ensemble des États membres vise, dans le discours présidentiel, à mobiliser des ressources partagées pour des projets d’envergure jugés prioritaires. Sans détailler de montants ni de calendriers précis dans l’entretien, le président a mis l’accent sur l’idée d’un effort collectif pour soutenir des investissements qui auraient, selon lui, une portée stratégique pour l’Union européenne.

Sur le plan conceptuel, un emprunt mutualisé permettrait de regrouper la capacité d’endettement de plusieurs pays pour financer des programmes communs. Emmanuel Macron a relié cette dimension budgétaire à une ambition monétaire et géopolitique, en évoquant la nécessité de réduire une dépendance jugée excessive au dollar.

Contexte et calendrier politique

La prise de position du président tombe en amont du sommet européen de Bruxelles, où les dirigeants se retrouvent pour discuter, entre autres priorités, de la compétitivité de l’Union. La date mentionnée dans l’entretien — jeudi 12 février — situe le calendrier politique immédiat autour de cette réunion, qui s’annonce comme un moment propice pour débattre des orientations économiques collectives.

Le rappel de la « crise du Groenland » dans le discours présidentiel souligne par ailleurs un contexte diplomatique tendu ou délicat, sans que l’entretien n’en explicite ici tous les éléments. L’appel à ne pas céder à « un lâche soulagement » veut probablement dire que, selon le président, des réformes ou des initiatives demeurent nécessaires malgré un éventuel apaisement apparent.

Enjeux monétaires et diplomatiques

L’affirmation visant à « s’attaquer à l’hégémonie du dollar » pose une question politique et économique forte : celle de la place des monnaies et des instruments financiers internationaux dans la stratégie européenne. Dans l’entretien, le président associe l’outil d’emprunt commun à la capacité de l’Union à peser davantage sur la scène financière mondiale.

Il appartient aux États membres d’examiner la portée réelle d’un tel mécanisme. Des débats sont attendus sur la manière de partager les risques et les responsabilités, sur le rôle des institutions européennes, et sur les priorités d’investissements considérées comme « stratégiques ». Ces questions relèvent à la fois d’arbitrages économiques et de choix politiques, qui devront être discutés au niveau européen.

Sans plus de détails chiffrés ou techniques dans l’entretien, le message présidentiel reste essentiellement programmatique : promouvoir une démarche collective pour renforcer l’autonomie économique et la capacité d’action de l’Union, en lien avec des ambitions monétaires et diplomatiques.

Plusieurs éléments lourds de sens émergent de cette position publique : la volonté d’une coordination budgétaire plus poussée, la recherche d’une plus grande autonomie face aux grandes monnaies internationales, et la nécessité de transformer des discours en décisions concertées lors des prochaines réunions européennes.

Parlons Politique

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