Accusations du Rassemblement national : l’État accusé de « profiter de la crise »
Mardi 24 mars, Marine Le Pen a vivement critiqué l’action de l’État face à la hausse des prix des carburants, estimant que le gouvernement « se comporte comme un profiteur de crise ». Selon la cheffe des députés du Rassemblement national (RN), l’augmentation des prix entraîne une « augmentation corrélative des taxes » et permettrait à l’État de percevoir des « recettes indues ».
« C’est un fait, c’est mécanique (…) il y a un renflement des recettes grâce à la TICPE et grâce à la TVA du fait de l’augmentation des prix », a insisté la dirigeante RN à l’issue de la réunion hebdomadaire des chefs de groupes à l’Assemblée nationale. Elle a ajouté que, « compte tenu de l’angoisse dans laquelle cette augmentation plonge les Français, ce n’est pas admissible », appelant à « trouver des solutions » qui n’entameraient pas davantage le budget public.
Réplique du gouvernement : « Nous n’avons rien à cacher »
Lors de la séance des questions au gouvernement, Maud Bregeon, ministre chargée de l’Énergie, a réfuté l’idée que l’État s’enrichisse « sur le dos d’une crise ou lors de chocs pétroliers », dénonçant une « fausse idée installée par certains politiques ». Elle a rappelé que les crises énergétiques ont des effets sur la croissance, sur les volumes vendus et sur la consommation, et qu’elles pèsent aussi sur les finances publiques.
Roland Lescure, présent lors de la même séance, a également assuré : « Nous n’avons rien à cacher ». Interrogée par le député Hervé Saulignac (PS), Maud Bregeon a rejeté l’option de remises à la pompe à la manière de l’Italie, estimant que des remises financées à l’échelle nationale impliqueraient, pour être soutenables, des arbitrages budgétaires comme l’annulation de crédits affectés à la sécurité, à la santé et aux services publics.
La ministre a qualifié de « propositions démagogiques » certaines mesures visant à baisser directement le prix à la pompe, et a préféré mettre en avant la réponse française « à l’échelle internationale » pour tenter de limiter les tensions sur les approvisionnements, ainsi que des dispositifs d’accompagnement ciblés pour les secteurs les plus affectés, comme la pêche, les transports et l’agriculture.
Hausse des prix à la pompe et enjeu fiscal
L’article d’origine signale que les prix à la pompe ont bondi depuis le début d’un conflit mentionné dans le texte, évoquant une hausse « d’au moins 20 centimes par litre d’essence, et 40 centimes pour le gazole ». Il est précisé que plus de la moitié de ces montants correspondent à des taxes sur ces carburants. Ces chiffres sont repris tels qu’ils figuraient dans le document source.
Face à cette augmentation, le RN propose régulièrement de réduire la TVA appliquée aux carburants, évoquant un abaissement « de 20 % à 5,5 % ». Le texte d’origine rappelle toutefois que cette mesure se heurterait aux règles européennes. Plusieurs autres pays européens, comme l’Espagne, l’Italie ou le Portugal, ont en revanche adopté des dispositifs de soutien plus directs ou temporaires sur la fiscalité énergétique.
Options gouvernementales et impact sectoriel
Le gouvernement, pour l’instant, s’est concentré sur des aides ciblées de trésorerie pour les activités les plus touchées. Le texte mentionne explicitement des soutiens destinés à la pêche, aux transports et à l’agriculture, secteurs où la hausse des carburants se répercute fortement sur les coûts d’exploitation.
Par ailleurs, en réaction à la progression des prix, l’exécutif a demandé aux raffineries d' »augmenter le rythme » de production, une consigne parfois formulée comme la possibilité de « produire jusqu’à 10 % de plus » afin de soutenir l’offre nationale et atténuer les tensions sur la disponibilité carburants.
Sur le plan politique, le débat met en lumière une tension récurrente : concilier des mesures immédiates adaptées aux ménages et entreprises vulnérables, tout en préservant l’équilibre des comptes publics. Les arguments entre opposition et majorité portent notamment sur l’efficacité des remises directes sur le prix à la pompe et sur leur modalité de financement.
Les déclarations et chiffres cités dans ce texte sont présentés en reprenant l’information contenue dans l’article d’origine, avec les formulations et les citations telles qu’elles y figuraient.





