Natacha Polony veut changer le choix des électeurs avec un mouvement politique pour la présidentielle de 2027
Natacha Polony lance un mouvement destiné aux électeurs qui ne se reconnaissent plus dans les partis traditionnels. Elle défend la réindustrialisation, l’école et une nouvelle offre politique pour 2027.

Natacha Polony lance une initiative politique pour rassembler des électeurs éloignés des partis traditionnels. Elle met en avant le gaullisme social, la réindustrialisation, la commande publique et la réforme de la formation des enseignants. Une candidature à la présidentielle reste possible, mais sa démarche doit encore se structurer.
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Que peut changer, pour les électeurs, l’entrée en politique d’une journaliste connue pour ses prises de position sur l’école, l’industrie et la souveraineté ? À huit mois de l’élection présidentielle de 2027, Natacha Polony veut occuper un espace qu’elle juge mal représenté.
Une entrée en politique, mais pas encore une candidature
Natacha Polony a annoncé le lancement d’un mouvement politique destiné à rassembler ceux qu’elle décrit comme les « orphelins de la politique ». Elle veut proposer une voie différente des partis installés et « perturber l’entre-soi ».
Interrogée sur une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2027, elle a répondu : « Je n’exclus rien ». Cette formule laisse toutes les options ouvertes. Elle ne constitue toutefois pas une déclaration officielle de candidature.
La journaliste affirme également ne pas être à l’origine du site polony2027.fr, actuellement en construction. Le mouvement n’a pas encore de nom définitif, de structure clairement annoncée ni de programme complet.
Sur RTL, le 31 août 2026, elle a résumé sa démarche en une phrase : « J’en ai assez de commenter le désastre. » Elle estime qu’il manque une offre politique capable de « refuser l’impuissance ».
Le « gaullisme social » comme ligne de départ
Natacha Polony se revendique du « gaullisme social ». Cette famille politique associe l’indépendance nationale, un État capable d’agir et une attention particulière au sort des travailleurs.
Dans le paysage français, cette référence cherche à se distinguer à la fois du libéralisme économique et d’une partie de la gauche radicale. Elle entend aussi se démarquer du nationalisme identitaire porté par l’extrême droite.
La journaliste a cité deux figures souvent associées à cette tradition : Philippe Séguin, issu de la droite sociale, et Jean-Pierre Chevènement, représentant d’une gauche républicaine attachée à la souveraineté de l’État.
Ce positionnement peut attirer des électeurs déçus par les grands partis. Il peut aussi se révéler difficile à traduire en coalition électorale. Les thèmes de la souveraineté, de la production et de l’autorité républicaine sont aujourd’hui disputés par plusieurs formations.
Produire davantage pour réduire la dépendance
Sur le fond, Natacha Polony propose de « décréter un état d’urgence de la production ». L’objectif affiché est de redresser le déficit commercial français en renforçant l’industrie et la capacité du pays à produire.
Elle évoque notamment une priorité nationale dans la commande publique. Concrètement, il s’agirait de favoriser les entreprises établies en France lors des achats effectués par l’État et les collectivités, dans le respect des règles applicables.
Une telle orientation pourrait bénéficier aux industriels français et à certains sous-traitants. Elle répond aussi aux inquiétudes des territoires confrontés aux fermetures d’usines, aux délocalisations ou à la dépendance envers des fournisseurs étrangers.
Mais la mesure soulève plusieurs difficultés. Les petites entreprises ne disposent pas toujours des moyens administratifs pour répondre aux marchés publics. Les grands groupes, eux, peuvent plus facilement constituer des dossiers et absorber les contraintes réglementaires.
En outre, une priorité nationale ne suffit pas à recréer une filière. Il faut aussi des investissements, des compétences, de l’énergie disponible et des débouchés commerciaux. La politique industrielle suppose donc des choix budgétaires durables, au-delà d’un slogan de campagne.
L’école au centre du projet
L’éducation constitue l’autre axe avancé par Natacha Polony. Elle défend une refonte complète de la formation des professeurs et souhaite augmenter le nombre d’enseignants.
Cette proposition répond à une difficulté concrète : les établissements peinent à remplacer les départs et à stabiliser les équipes. Les conséquences sont différentes selon les territoires. Dans certaines zones rurales, un remplacement manquant peut désorganiser toute une école. Dans les secteurs populaires, les absences répétées fragilisent davantage les élèves déjà les plus exposés aux difficultés scolaires.
Former davantage d’enseignants demande cependant du temps. Il faut attirer des candidats, améliorer les conditions de travail et rendre le métier plus soutenable. Le nombre de postes ouverts ne garantit pas, à lui seul, que les postes seront pourvus.
La question salariale est également centrale. Une hausse des recrutements sans amélioration de l’accompagnement, de l’autorité en classe et des conditions d’exercice risque de produire des effets limités.
Le projet annoncé reste donc à préciser. Il faudra connaître le contenu de la formation proposée, les moyens prévus et la répartition des enseignants entre les établissements.
Un espace électoral réel, mais très disputé
La démarche de Natacha Polony s’appuie sur un constat politique : une partie des Français ne se reconnaît plus dans les offres existantes. Elle cherche à rassembler des électeurs attachés à la protection sociale, à l’autorité de l’État et à la réindustrialisation.
Cet électorat potentiel n’est pas homogène. Certains veulent une politique économique plus protectrice. D’autres attendent surtout une rupture avec les partis traditionnels. D’autres encore se situent à droite sur les questions d’autorité, mais à gauche sur la protection des salariés.
La principale difficulté sera de transformer cette audience médiatique en organisation politique. Une campagne présidentielle exige des équipes, des relais locaux, un financement et 500 parrainages d’élus habilités à présenter un candidat.
Elle devra également clarifier ses différences avec les forces déjà présentes. Le Rassemblement national défend une priorité nationale dans plusieurs domaines. La gauche insiste sur la réindustrialisation et le rôle de l’État. Les partis de droite mettent en avant l’autorité et la maîtrise des dépenses publiques.
Ses critiques pourraient aussi venir de son propre positionnement. Des observateurs lui reprochent déjà d’emprunter certains thèmes au débat souverainiste et conservateur, tout en revendiquant une inspiration sociale. Cette contestation ne disqualifie pas son projet, mais elle montre la difficulté de tracer une frontière lisible entre les familles politiques.
À l’inverse, ses soutiens peuvent y voir une tentative de réunir des électeurs qui refusent le duel annoncé entre les blocs. Le bénéfice politique recherché est clair : offrir une alternative au « vote sacrificiel », c’est-à-dire au choix d’un candidat principalement pour empêcher la victoire d’un autre.
Les prochaines étapes seront décisives
Pour l’instant, Natacha Polony lance une dynamique plus qu’une candidature formalisée. La priorité sera de donner un nom, des contours et une équipe à ce mouvement.
Il faudra ensuite observer la publication d’un programme précis. Les électeurs devront notamment connaître le financement des mesures annoncées, la place accordée à l’Europe, la politique migratoire, les institutions et les alliances envisagées.
La collecte des parrainages constituera un premier test concret. Une autre échéance sera la capacité du mouvement à s’implanter en dehors des plateaux médiatiques et de la région parisienne.
En lançant cette initiative, Natacha Polony passe du commentaire à la construction politique. Reste à savoir si cette volonté de « perturber le jeu » peut devenir une offre électorale durable avant le scrutin présidentiel de 2027.




5 commentaires
Bonjour, en 2002, j’ai voté avec beaucoup de conviction pour Jean-Pierre Chevènement. Depuis, aucune offre politique ne m’a enthousiasmé. Je suis très heureux à l’idée que cette vision de la France refasse surface. Je souhaiterais rejoindre le mouvement de Natacha Polony. Pouvez-vous m’indiquer comment y parvenir ? Merci
Tres interessee par l eventuel mouvement politique et la candidature de Natacha polony car je fais partie d orphelins ….
Je la suis en tant que journaliste integre et engagee depuis longtemps .
Cela redonne de l espoir et de l interet a ce piteux debut de campagne ecoeurant.
Je suis tres interesse par le mouvement lancé par Madame Polony et souhaite y souscrire , voire contribuer .
Bonsoir, impatient d’en découvrir plus sur ce nouveau mouvement que j’attend depuis longtemps.
Un coup de pied dans la fourmilière ,tenez vos promesses ,merci madame nous serons à vos cté