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Éric Woerth quitte l’Assemblée pour briguer la présidence du PMU : fin automatique du mandat au-delà de six mois, Véronique Ludmann le remplace et la HATVP vérifie

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Eric Woerth quitte l’Assemblée nationale après plus de vingt ans pour briguer la présidence du PMU : sa mission prolongée au-delà de six mois entraîne la fin automatique de son mandat, sa suppléante Véronique Ludmann le remplace et la HATVP mène des vérifications.

L’ancien ministre et député Eric Woerth a annoncé, vendredi 27 février, qu’il quittait l’Assemblée nationale pour se porter candidat à la présidence du PMU, a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information du Parisien.

Un départ après plus de vingt ans à l’Assemblée

Élu pour la première fois il y a plus de vingt ans, M. Woerth explique avoir pris la décision après avoir été missionné par le gouvernement, depuis début septembre, pour proposer une réforme de la gouvernance du PMU. Sa mission, qui a récemment été prolongée, dépasse désormais la durée de six mois prévue par les règles en vigueur : en conséquence, son mandat de député prend fin automatiquement et il sera remplacé par sa suppléante, Véronique Ludmann, au sein du groupe Renaissance.

Interrogé par l’AFP, il justifie ainsi son choix : « Je serai plus utile au PMU (…) plutôt qu’être un député perdu dans une non-majorité ». Il ajoute que sa nomination comme président du PMU devra encore être avalisée par l’Assemblée générale du groupe, peut-être « dans les dix ou quinze jours qui viennent », selon ses propres mots.

Une mission prolongée et ses implications

La prolongation de la mission confiée à Eric Woerth est au cœur du basculement institutionnel : dépassant le seuil des six mois, elle entraîne automatiquement la déchéance de son mandat de parlementaire, conformément aux règles qui encadrent les incompatibilités et les absences prolongées. Sa suppléante, mentionnée comme prenant le relais, exercera les fonctions au nom du groupe Renaissance.

Par ailleurs, le passage envisagé à la tête du PMU implique des contrôles administratifs : ayant occupé des fonctions ministérielles moins de trois ans auparavant, M. Woerth fait l’objet de vérifications de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), selon l’information fournie. Ces contrôles visent à s’assurer du respect des obligations de transparence et des règles applicables aux anciens responsables publics.

Parcours politique et rôle législatif

Ancien membre des Républicains, Eric Woerth a occupé plusieurs ministères sous la présidence de Nicolas Sarkozy : il a été ministre des Comptes publics, de la Fonction publique puis du Travail. Plus récemment, il a été nommé ministre de l’aménagement du territoire, de la décentralisation et du logement dans le premier gouvernement de Bruno Le Maire et Elisabeth Borne, dirigé par Eric Lecornu — un gouvernement qui, dans le texte transmis, « n’a duré que quelques heures ».

Sur le plan judiciaire, le texte rappelle qu’il a été relaxé dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, liée à la campagne de Nicolas Sarkozy. Le récit fourni conserve cette mention sans ajouter de précisions supplémentaires.

À l’Assemblée nationale, M. Woerth a été au cœur du processus budgétaire : il a présidé la commission des finances entre juin 2017 et juin 2022. Il évoque notamment la période de la crise sanitaire comme « presque surréaliste », soulignant la nécessité, alors, de « tenir l’économie ». Son rôle à la tête de cette commission a marqué son mandat parlementaire et son expertise sur les questions budgétaires.

Critiques de l’actuelle majorité et perspectives

Dans ses déclarations, il se dit attaché aux liens qu’il conserve au Palais-Bourbon, où il affirme avoir « beaucoup d’amis », tout en tenant des propos critiques sur le fonctionnement actuel de l’Assemblée. Il compare la situation législative à « conduire une voiture sur de la glace. On n’est pas sûr de bien tenir la trajectoire. (…) Ça ne veut pas dire qu’elle n’avance pas, mais à chaque mètre, on risque de déraper. »

Il dénonce des « débats violents » et un sentiment d’« impuissance politique » lié, selon lui, à « l’émiettement » des groupes parlementaires. Mais il tient à souligner que « c’est un départ du Parlement, pas un départ de la vie politique » et indique sa volonté de « continuer à essayer d’aider celui ou celle qui voudra vraiment être président de la République », sans révéler de préférence parmi les « quatre ou cinq candidats pour la droite et le centre » qu’il qualifie d’« éminentes ».

Le dossier concernant sa candidature au PMU reste donc soumis à plusieurs étapes : l’approbation de l’Assemblée générale du PMU et les vérifications de la HATVP. Le calendrier exact de ces procédures n’est pas précisé au-delà des indications fournies par M. Woerth.

Parlons Politique

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