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Municipales à Annecy : à 13 jours du premier tour, Mulatier-Gachet critiqué sur la circulation; Antoine Armand capitalise sur mobilités et chantiers

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À 13 jours du premier tour des municipales à Annecy, un débat tendu a mis Alexandre Mulatier-Gachet en difficulté sur la gestion de la circulation et le bilan de la majorité, tandis qu’Antoine Armand et d’autres opposants exploitent les dossiers des mobilités et des chantiers pour séduire les électeurs.

Treize jours avant le premier tour des municipales à Annecy, Alexandre Mulatier-Gachet, ancien premier adjoint et candidat de la gauche unie, s’est retrouvé en position délicate lors d’un débat organisé par le Medef local. L’événement, tenu lundi 2 mars, a mis en lumière les tensions entre le bilan de la majorité sortante et les ambitions de ses concurrents, en particulier l’ancien ministre macroniste Antoine Armand.

Un débat tendu face aux critiques sur la circulation

Interrogé devant un public majoritairement hostile, M. Mulatier-Gachet a essuyé des rires lorsque, sur la question sensible de la circulation, il a déclaré être « favorable à faire des ajustements sur le plan de circulation ». Ce plan, porté par la majorité conduite par François Astorg — dont Mulatier-Gachet a été le premier adjoint — a suscité de vives critiques locales. La rapide adoption de mesures réduisant la place de la voiture en centre-ville reste un point de rupture avec une partie de l’électorat.

À la tribune, plusieurs candidats ont saisi l’occasion pour souligner les failles du bilan municipal. Parmi eux figuraient Antoine Armand (soutenu par Renaissance, Les Républicains, Horizons, MoDem, UDI et le Parti radical), Guillaume Roit-Lévêque (Rassemblement national) et l’ancien maire Jean-Luc Rigaut (divers droite). Leur intervention a amplifié la pression sur le représentant de la majorité sortante.

Le camp Mulatier-Gachet défend un bilan nuancé

Face aux critiques, Alexandre Mulatier-Gachet a cherché à contextualiser l’action de la majorité. « Je ne renie pas le fond de notre action, » a-t-il déclaré au quotidien Le Monde. Selon lui, l’objectif demeure de réduire la dépendance à la voiture et de mieux organiser l’espace urbain. Toutefois, il a reconnu des erreurs de mise en œuvre et de communication, pointant une « question de temporalité et de forme ».

Il a insisté sur le manque d’alternatives lors du déploiement des mesures : « Nous sommes allés trop vite et nous n’avons pas été compris. Réduire la place de la voiture à Annecy est une nécessité, nous en sommes convaincus. Mais il a manqué des alternatives », a-t-il dit, évoquant notamment l’absence de parkings relais en entrée de ville qui auraient pu accompagner la transition.

Autres dossiers locaux qui pèsent sur la campagne

Au-delà de la circulation, d’autres dossiers continuent d’alimenter le débat municipal. Le chantier de l’hôtel de ville, endommagé par un incendie en 2019, est régulièrement cité par l’opposition comme un exemple de gestion problématique. Les travaux ont connu plusieurs reports et prolongations, ce qui alimente l’insatisfaction de certains habitants et candidats.

Ces sujets locaux s’ajoutent à des questions plus générales sur la gouvernance de la commune et la capacité de la majorité à concilier transition écologique et fluidité de la vie quotidienne. Pour le camp Mulatier-Gachet, il s’agit de montrer que la volonté de changer les modes de déplacement peut aller de pair avec des solutions pragmatiques.

Un paysage politique fragmenté

La campagne à Annecy reflète un paysage politique fragmenté, où les alliances nationales se mêlent aux enjeux municipaux. Le soutien affiché d’alliances diverses derrière Antoine Armand contraste avec la coalition de la gauche unie qui rassemble Parti socialiste, Place publique, Parti communiste français et Les Écologistes. Cette configuration rend la compétition serrée et rend la communication locale déterminante dans les jours qui précèdent le scrutin.

À treize jours du premier tour, les débats publics, les positions sur la circulation et l’avancement des grands chantiers resteront des éléments clés pour convaincre un électorat sensible à la qualité de vie et à la gestion municipale. Les prochaines rencontres entre candidats et la manière dont chacun proposera des solutions concrètes pour remplacer la voiture individuelle détermineront probablement le rythme de la campagne dans les semaines à venir.

Parlons Politique

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