Municipales 2026 à Paris : Rachida Dati écarte toute alliance avec Sarah Knafo et Reconquête, et appelle au rassemblement de la droite et du centre avant le 15 mars

Partager

Rachida Dati, candidate LR-MoDem à la mairie de Paris, exclut toute alliance avec Sarah Knafo et Reconquête!, estimant qu’un rapprochement ferait fuir l’électorat du centre droit. À deux semaines du 1er tour (15 mars 2026), elle appelle au rassemblement de la droite et du centre face aux incertitudes des sondages.

Rachida Dati, candidate Les Républicains (LR) et MoDem pour la mairie de Paris, a écarté toute perspective d’alliance avec Sarah Knafo, la tête de liste de Reconquête !, déclarant ce refus le jeudi 5 mars 2026 lors d’une intervention sur CNews.

Refus catégorique d’une alliance avec Reconquête !

« Je ne peux pas faire une alliance avec Madame Knafo, avec Reconquête ! Ça n’est pas possible », a affirmé Mme Dati sur CNews. Elle a expliqué vouloir empêcher des rapprochements qui, selon elle, fragiliseraient son électorat du centre droit et son « socle politique ». « Il y a des alliances qui vous feront plus perdre que gagner », a-t-elle insisté.

La candidate LR a présenté sa stratégie comme un appel au « rassemblement » de la droite dès le premier tour, fixé au 15 mars 2026. Elle a opposé sa méthode à ce qu’elle décrit comme la tactique de la liste conduite par Emmanuel Grégoire, laquelle, a-t-elle dit, s’est rapprochée de la gauche radicale et d’anciens « insoumis ». Cette critique visait à illustrer ce qu’elle entend éviter sur son propre camp.

Arguments et mises en garde

Rachida Dati a rappelé que Mme Knafo siège au Parlement européen aux côtés d’élus membres ou associés de l’AfD, et a ajouté que certains parlementaires se présentent comme « néonazis », propos qu’elle a invoqués pour disqualifier toute union. Elle a aussi évoqué les éléments de communication de la campagne de Sarah Knafo, qualifiant, dans le même passage, de manière critique certains choix visuels (« les dessins animés ») qui accompagnent sa campagne.

Sur la forme comme sur le fond, Mme Dati a refusé de céder à ce qu’elle considère comme une « union des droites » telle que la promeut la compagne d’Éric Zemmour. « L’union des droites telle qu’elle est conçue aujourd’hui, c’est une union d’appareils. L’enjeu de Paris, c’est une majorité », a-t-elle déclaré, estimant que des candidatures plafonnant autour de 10–12 % ne permettraient pas de rassembler pour gouverner la capitale.

Situation électorale et calculs tactiques

Selon les sondages évoqués dans le reportage, Sarah Knafo recueillerait plus de 10 % des intentions de vote au premier tour et pourrait se maintenir au second tour. L’eurodéputée d’extrême droite a, de son côté, assuré vouloir tendre la main à Rachida Dati pour « battre la gauche », tout en affirmant ne pas envisager de se désister.

Face à cette situation, Mme Dati a expliqué qu’un rapprochement avec la candidate de Reconquête ! risquerait de faire fuir des électeurs modérés et centristes, indispensables selon elle pour constituer une majorité viable à Paris. Elle a de nouveau plaidé pour une union des forces de droite et du centre modéré dès le premier tour, afin d’éviter une division des voix au profit d’autres camps.

Dans ce contexte, la maire du 7e arrondissement a lancé un appel explicite à Pierre‑Yves Bournazel, candidat soutenu par Horizons et appuyé par Renaissance. Elle l’a incité à se rallier à sa candidature, alors que, d’après les mêmes sondages relayés dans le reportage, M. Bournazel serait qualifié pour le second tour.

Enjeux pour le second tour et incertitudes

Les déclarations de Mme Dati témoignent d’un calcul électoral centré sur la constitution d’une majorité susceptible de gouverner la ville après le second tour. Elles reflètent aussi les tensions internes à la droite parisienne à moins de deux semaines du premier tour, fixé au 15 mars 2026.

Plusieurs paramètres restent cependant incertains : l’évolution des intentions de vote d’ici au premier tour, la capacité éventuelle de candidatures intermédiaires à se maintenir ou à se retirer, et les choix tactiques qui seront effectivement opérés par les listes concernées. Ces éléments détermineront si l’appel au rassemblement de Rachida Dati trouvera un écho suffisant au sein des électeurs et des responsables politiques du centre droit.

Parlons Politique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Abonnez-vous à notre newsletter

Pas de spam, notifications uniquement concernant les nouveaux articles.

L’actu politique, sans détour

En bref

Parlons Politique décrypte l’actualité française et internationale avec clarté et précision en utilisant l’IA.

Analyses, débats et enquêtes : notre rédaction s’engage à vous offrir une information fiable, accessible à tous et sans détour.

© 2026 Parlons Politique