Dans un entretien accordé au podcast britannique « The Rest is Politics » le 11 janvier, la présidente de la Moldavie, Maia Sandu, a déclaré qu’elle voterait pour une unification avec la Roumanie — membre de l’Union européenne et de l’OTAN — si la question était soumise à référendum. « Si nous organisons un référendum, je voterais pour l’unification avec la Roumanie », a-t-elle indiqué.
Motivations avancées : sécurité et pression extérieure
La dirigeante a mis en avant, pour justifier sa position, les menaces pesant sur la petite république de 2,4 millions d’habitants, située entre la Roumanie et l’Ukraine. Elle a évoqué des « opérations hybrides » menées selon elle par Moscou et des tentatives de déstabilisation qui affecteraient la stabilité intérieure. « Regardez ce qu’il se passe autour de la Moldavie aujourd’hui. Regardez ce qu’il se passe dans le monde », a-t-elle lancé, avant d’ajouter que « il devient de plus en plus difficile pour un petit pays comme la Moldavie de survivre en tant que démocratie, en tant qu’État souverain, et de résister à la Russie ».
Un contexte historique et électoral complexe
Le rappel historique figure au cœur du débat : ancienne partie intégrante de la Roumanie entre 1918 et 1940, la Moldavie a ensuite été annexée par l’Union soviétique avant de proclamer son indépendance en 1991. Sur le plan politique récent, un référendum organisé en 2024 avait donné une courte majorité de 50,4 % en faveur de l’adhésion à l’Union européenne, scrutin qui, selon l’article d’origine, s’est tenu sous la pression de tentatives de déstabilisation attribuées à la Russie.
Maia Sandu a été réélue lors d’un vote concomitant avec ce référendum, avec environ 55 % des suffrages, battant un rival prorusse. Son parti, « Action et solidarité » (PAS), a ensuite remporté les élections législatives organisées en septembre dernier, scrutin marqué, selon le texte source, par des accusations d’ingérence visant le Kremlin.
Europe : statut de candidat et perspectives
Sous la présidence de Maia Sandu, la Moldavie a présenté sa candidature à l’entrée dans l’Union européenne. Le pays a obtenu le statut de candidat à l’adhésion en février 2022, après l’invasion russe de l’Ukraine, et — toujours d’après le texte fourni — les négociations en ce sens ont commencé en 2025. Dans son intervention, la présidente a décrit l’accès à l’UE comme un objectif « plus réaliste » et « davantage conforme aux attentes de la population » que l’idée d’une unification avec la Roumanie.
Opinion publique et limites de l’unification
Malgré la position personnelle de la présidente, le texte rappelle que l’unification demeure une option minoritaire. Les sondages mentionnés indiquent qu’environ deux tiers des citoyens moldaves s’opposeraient à une union avec la Roumanie, tandis que le soutien à cette perspective reste traditionnellement plus fort du côté roumain. Maia Sandu elle-même a souligné que l’hypothèse d’une réunification ne bénéficiait pas du soutien d’une majorité de Moldaves.
L’article original signale également que, sous sa présidence, la Moldavie a posé des actes concrets vers l’intégration européenne et qu’elle a dû composer avec des tensions géopolitiques croissantes dans sa région. Les déclarations citées de la présidente mettent en avant la fragilité perçue d’un État de petite taille face à des pressions extérieures et expliquent en partie son ouverture personnelle à un référendum portant sur l’unification.
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