La CGT condamne l’attaque de Jean‑Luc Mélenchon contre Sophie Binet : déclaration formelle pour défendre la direction et préserver la cohésion syndicale

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Le 13 janvier, la CGT a envoyé à Jean‑Luc Mélenchon une déclaration formelle — adoptée par sa commission exécutive confédérale « à l’unanimité moins une voix » — pour qualifier d’« infondés » et « totalement scandaleux » des propos visant Sophie Binet. Réponse au message du 8 janvier évoquant la capture présumée de Nicolás Maduro, le texte vise à défendre la direction du syndicat, préserver la cohésion interne et souligne la tension entre la CGT et la sphère politique de gauche sur les questions internationales et les droits de l’homme.

La CGT a adressé, le 13 janvier, une déclaration formelle à Jean‑Luc Mélenchon pour contester des propos qu’elle juge « infondés » et « totalement scandaleux ». La deuxième organisation syndicale française a choisi un ton particulièrement ferme et a confié l’adoption du texte à sa direction élargie, la « commission exécutive confédérale », qui l’aurait approuvé « à l’unanimité moins une voix », selon deux sources internes citées par le texte.

Une mise au point collective et solennelle

Le document de la CGT vise à rappeler les positions du syndicat et à dénoncer l’attaque dirigée, selon elle, contre Sophie Binet, sa secrétaire générale. La déclaration reproche au responsable politique d’avoir porté « une attaque » contre la dirigeante, qualifiée à la fois « d’infondée » et de « totalement scandaleuse ». La formulation et la procédure d’adoption — par la commission exécutive confédérale — soulignent le caractère officiel et solennel de la réponse syndicale.

En choisissant la voie d’une déclaration adoptée par la direction élargie, la CGT confirme qu’il ne s’agit pas d’une réaction isolée mais d’une prise de position collective. Le recours à l’expression « à l’unanimité moins une voix », cité par deux sources internes, insiste sur la quasi‑unanimité du rejet au sein des cadres confédéraux, ce qui renforce le poids symbolique du texte.

Les propos contestés et le contexte

La controverse prend sa source dans un message publié sur le réseau social X par Jean‑Luc Mélenchon, cinq jours avant la déclaration du 13 janvier, c’est‑à‑dire le 8 janvier. Ce commentaire faisait référence à la capture, dans la nuit du 2 au 3 janvier, du chef de l’État vénézuélien Nicolas Maduro par des forces spéciales américaines, événement évoqué dans le texte initial.

Dans son intervention, M. Mélenchon écrit : « En désaccord formel avec la déclaration de Sophie Binet au nom de la CGT dénonçant les violations des droits de l’homme sous l’autorité de Maduro et abandonnant l’exigence de la libération immédiate du président vénézuélien ». C’est ce passage qui a déclenché la réaction ferme du syndicat, lequel estime que l’accusation portée contre sa dirigeante ne repose pas sur des éléments fondés et porte atteinte à son image.

Le contexte international — l’évocation de violations des droits de l’homme et d’une capture d’un chef d’État — accentue la sensibilité de la situation. La CGT, organisation historique du mouvement social en France, a jugé nécessaire de clarifier publiquement sa position et de défendre la parole de sa secrétaire générale face à ce qui est présenté comme une mise en cause directe.

Portée interne et implications politiques

À l’intérieur de la CGT, la mise au point souligne l’importance accordée à la défense de la direction confédérale et à la cohésion interne. La diffusion d’une déclaration adoptée par la commission exécutive confédérale témoigne d’un besoin de sceller un front commun et d’éviter que des critiques extérieures n’affectent les équilibres internes du syndicat.

Sur le plan politique, l’échange révèle aussi une tension entre une formation politique de gauche et un grand syndicat. Les relations historiques entre partis et syndicats ont souvent mêlé convergences et désaccords ; ici, la polémique illustre la difficulté d’articuler des positionnements face à des questions internationales sensibles, lorsque les déclarations publiques peuvent être perçues comme engageant la parole ou la réputation d’un acteur social.

La CGT, en s’exprimant publiquement, vise à couper court à une interprétation qui lui semble erronée et à rappeler son rôle et ses positions sur les droits humains. Elle met en avant la défense de sa secrétaire générale et revendique une réponse collective, approuvée dans ses instances dirigeantes.

Le rappel des dates — capture évoquée dans la nuit du 2 au 3 janvier ; commentaire de Jean‑Luc Mélenchon le 8 janvier ; déclaration syndicale le 13 janvier — permet de situer chronologiquement les faits sans en modifier le contenu. Les éléments rapportés ici reprennent fidèlement les points développés dans le texte initial et les citations qui y figurent.

Parlons Politique

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