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Antifascisme et antifa : histoire, tactiques, mobilisations numériques et controverses judiciaires expliquées en 3 minutes

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« Antifa » (antifasciste) désigne des militants et collectifs opposés au fascisme et à l’extrême droite. Né dans l’Italie des années 1920 et remodelé après 1945, le courant est aujourd’hui pluriel : tactiques variées, mobilisation numérique, débats et controverses judiciaires.

Le terme « antifa » est l’abréviation d’« antifasciste » et désigne des militants ou des collectifs qui se réclament de l’opposition au fascisme et, plus largement, à l’extrême droite. Né en réaction aux premiers mouvements fascistes, cet ensemble de courants a évolué au fil du siècle : ses cibles, ses méthodes et ses formes d’organisation ont changé avec les contextes nationaux et les vagues de mobilisation.

Origines et internationalisation

L’antifascisme trouve ses racines en Italie au début des années 1920, quand les groupes paramilitaires liés à Benito Mussolini s’en prennent violemment aux organisations ouvrières et socialistes. Ces affrontements locaux marquent l’émergence d’une résistance organisée contre la montée du fascisme.

La lutte antifasciste prend ensuite une dimension internationale avec plusieurs événements majeurs : la prise de pouvoir d’Adolf Hitler en Allemagne en 1933, la guerre civile espagnole (1936-1939) et la formation, dans l’entre-deux-guerres, de ligues d’extrême droite dans plusieurs pays européens, dont la France. Ces épisodes favorisent l’échange d’expériences et la constitution de réseaux transnationaux opposés aux régimes autoritaires.

Après 1945 : continuités et renouvellements

Après la Seconde Guerre mondiale, en France comme en Italie, de nombreux antifascistes s’inscrivent dans la continuité des combats menés contre les régimes fascistes et nazis. Cette mémoire collective oriente les pratiques militantes et le vocabulaire politique pendant plusieurs décennies.

En France, l’antifascisme contemporain s’est transformé à mesure que le paysage politique évoluait. La montée du Front national, portée à partir des années 1980 par Jean‑Marie Le Pen, contribue à relancer et à recomposer les mobilisations antifascistes. Depuis les années 2010, une nouvelle génération d’activistes et de collectifs a renouvelé ces pratiques, en s’appuyant sur des modes d’action variés et sur des outils numériques.

Qui sont les « antifa » aujourd’hui ?

Il n’existe pas un « »antifa » » unifié : le label recouvre des sensibilités diverses, des collectifs locaux, des réseaux militants et des organisations plus structurées. Certaines composantes privilégient l’action de rue et la confrontation directe, d’autres misent sur la pédagogie, l’interpellation publique ou la mobilisation institutionnelle.

Le terme sert donc à regrouper des acteurs hétérogènes autour d’un même objectif déclaré : s’opposer aux idées et aux acteurs identifiés comme fascistes ou d’extrême droite. Cette diversité explique aussi que les débats sur les moyens et les limites de l’action antifasciste restent vifs, tant dans l’espace public que parmi les spécialistes.

Cas récents et débats

Les évolutions récentes du mouvement sont souvent analysées dans des enquêtes et des ouvrages de sociologie. Dans le format vidéo évoqué ici, l’éclairage d’Ugo Palheta, sociologue et coauteur de Face à la menace fasciste. Sortir de l’autoritarisme (Textuel, 2021), sert à resituer ces transformations et à expliciter les logiques internes au champ antifasciste.

Parmi les controverses contemporaines, la mise en cause de groupuscules est régulièrement rapportée par la presse. La mention du groupuscule « Jeune Garde », cité dans le dossier d’origine, illustre la manière dont certaines affaires judiciaires ou incidents polarisent le débat. Dans le cas évoqué, ce collectif a été mis en cause en lien avec la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque ; la formule « mis en cause » traduit la prudence nécessaire avant toute conclusion judiciaire définitive.

Ces affaires nourrissent les discussions sur la légitimité des tactiques employées par certains militants et sur la réponse des autorités. Elles soulignent aussi l’importance de distinguer l’analyse des faits de la généralisation à l’ensemble du mouvement antifasciste.

Format et diffusion de l’analyse

Le format présenté appartient à la série « Comprendre en trois minutes », produite par le service Vidéos verticales du Monde. Ces vidéos sont diffusées en priorité sur des plates‑formes telles que TikTok, Snapchat, Instagram et Facebook, avec l’objectif déclaré de remettre en contexte des événements dans un format court et accessible.

En somme, l’antifascisme est un courant polymorphe, ancré dans des expériences historiques précises et en constante recomposition. Comprendre ses origines, ses filiations et ses débats contemporains demande de distinguer les actes et les discours, sans amalgamer des pratiques isolées à l’ensemble d’un mouvement qui reste pluriel.

Parlons Politique

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