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ACTUALITé NATIONALE

Thierry Marx obtient gain de cause : la justice condamne Stéphane Manigold pour diffamation

Le Tribunal judiciaire de Paris a condamné, ce lundi 6 juillet, le restaurateur Stéphane Manigold pour diffamation à l'encontre de Thierry Marx, président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih). Une décision saluée par l'organisation patronale, qui y voit un rappel des limites de la liberté d'expression dans le débat syndical.

L’affaire oppose depuis plusieurs mois deux figures influentes du secteur de l’hôtellerie-restauration. En cause : des propos tenus publiquement par Stéphane Manigold à l’encontre de Thierry Marx, que la justice a estimés diffamatoires.

Une condamnation au nom de la protection de la réputation

Dans un communiqué diffusé après le jugement, l’Umih se félicite de la décision rendue par le Tribunal judiciaire de Paris. L’organisation rappelle que si la liberté d’expression constitue un principe fondamental, elle ne peut justifier des accusations portant atteinte à l’honneur, à la probité ou à la réputation d’une personne, y compris lorsqu’elle dirige une organisation professionnelle.

Pour l’Umih, cette procédure n’avait pas pour objectif de restreindre le débat syndical, mais de protéger son honneur, sa crédibilité et la confiance de ses plus de 35 000 entreprises adhérentes.

Un message adressé au monde syndical

L’organisation insiste sur le fait que cette décision ne constitue pas la victoire d’une personne contre une autre. Elle y voit davantage un rappel des règles qui doivent encadrer les échanges entre représentants professionnels.

Selon l’Umih, le débat syndical doit rester libre, exigeant, mais également loyal, responsable et respectueux des personnes comme des institutions.

Cette prise de position intervient dans un contexte où les organisations représentatives de l’hôtellerie-restauration sont régulièrement amenées à s’exprimer sur les difficultés économiques du secteur, les conditions de travail ou encore les évolutions réglementaires.

L’Umih veut tourner la page

Créée en 1946, l’Umih affirme représenter aujourd’hui plus de 35 000 cafés, hôtels, restaurants, établissements de nuit, traiteurs ou encore bowlings, soit 68 % des entreprises syndiquées du secteur et plus de la moitié de ses salariés.

Présidée par Thierry Marx depuis 2022, elle indique vouloir poursuivre sa mission de défense des professionnels face aux défis économiques, sociaux et réglementaires.

Le syndicat assure désormais vouloir tourner cette page afin de concentrer son action sur les enjeux auxquels fait face la profession.

Une procédure qui pourrait se poursuivre

L’affaire n’est toutefois pas définitivement close. Comme le rappelle l’Umih, le jugement rendu par le Tribunal judiciaire de Paris est susceptible d’appel.

L’organisation précise qu’elle continuera, si nécessaire, à défendre ses intérêts dans le cadre de cette procédure avec ses avocats Richard Malka et Marine Viegas.

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