Procès en appel des assistants parlementaires du FN : Fernand Le Rachinel, 83 ans, affirme ne pas avoir su que les recrutements étaient illégaux

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Au troisième jour du procès en appel sur les assistants parlementaires européens du Front national, Fernand Le Rachinel, 83 ans et proche historique de Jean‑Marie Le Pen, a été le premier des douze prévenus entendu. Le compte rendu souligne sa tenue soignée mais sa réserve et sa baisse d’état de santé; il assure n’avoir pas participé aux recrutements, tandis que des contrats qualifiés de fictifs (avec Micheline Bruna et Thierry Légier) sont au cœur des accusations. Déjà condamné en 2025 (deux ans de prison avec sursis, 15 000 € d’amende et trois ans d’inéligibilité), Le Rachinel reste au centre du contentieux.

Fernand Le Rachinel a été le premier des douze prévenus entendu au troisième jour du procès en appel portant sur les assistants parlementaires européens du Front national (FN). La séance s’est tenue « jeudi 15 janvier », la déclinaison en année n’étant pas précisée dans le texte original fourni.

Une audience marquée par l’état de santé et la discrétion

À 83 ans, l’ancien eurodéputé est apparu poli et soigneusement vêtu, mais loin de l’image d’un orateur prolixe. « Vous allez voir, monsieur Le Rachinel est bavard », avait prévenu son avocat en amont de l’audience. Le contraste a été net : le prévenu s’est montré plutôt réservé, souvent sourd et répondant « du bout des lèvres », selon le récit des échanges.

Son conseil a fini par infirmer la mise en garde initiale, estimant que son client « n’était pas dans une grande forme intellectuelle ». Ces éléments, rapportés à la barre, ont contribué à une tonalité attentive et contrainte durant son audition.

Un parcours politique et des liens avec la direction du parti

Imprimeur historique du FN et membre du bureau politique jusqu’en 2008, Fernand Le Rachinel a été présenté comme un proche de Jean‑Marie Le Pen. Selon le texte, ce dernier l’a fait élire à deux reprises au Parlement européen : de 1994 à 1999, puis de 2004 à 2009.

Sa première arrivée à Strasbourg est datée de novembre 1994. Il y aurait pris la place de Chantal Simonot, « qui n’avait été présentée aux élections que pour respecter la parité », précise le document d’origine. Le récit indique que, dès le 1er novembre (l’année n’est pas explicitée pour cette signature dans le passage fourni), il a conclu un contrat d’assistance parlementaire qualifié de fictif avec Micheline Bruna, présentée comme la secrétaire particulière du patron dans son fief des Hauts‑de‑Seine, à Montretout.

Un second contrat, également qualifié de « fumeux » dans le texte, aurait été signé en janvier 2005 avec Thierry Légier, décrit comme le garde du corps du président du parti. Ces recrutements, et la nature du travail accompli par les personnes mentionnées, constituent le cœur des contestations soulevées lors du procès.

Les déclarations de Le Rachinel et la ligne de défense

Interrogé sur ces recrutements et sur les missions des personnes mises à son crédit, l’ancien député a souligné qu’« ils ne travaillaient pas pour moi, c’était Jean‑Marie Le Pen qui décidait ». Il a ajouté : « Je n’intervenais pas pour les recrutements. » Ces propos figurent tels quels dans le texte fourni et résument la ligne de défense retenue par Le Rachinel : une absence d’intervention directe dans les embauches.

Le dossier judiciaire est rappelé dans le même passage : la période où il a siégé au Parlement européen — notamment de 2004 à 2009 — « lui a valu devant le tribunal une condamnation en 2025 à deux ans de prison avec sursis, 15 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité », formulation reprise ici sans addition d’éléments extérieurs.

Au fil des auditions, ce type de précisions procédurales et ces déclarations personnelles composent l’essentiel de l’examen auquel a été soumis Fernand Le Rachinel. Le compte rendu souligne la fragilité apparente du prévenu face aux questions et la récurrence, dans le dossier, d’embauches qualifiées de fictives.

Le portrait qui ressort est celui d’un homme lié de longue date aux structures du parti, objet d’un contentieux portant sur l’emploi d’assistants parlementaires et désormais renvoyé devant la cour d’appel dans le cadre de cette affaire impliquant douze prévenus au total.

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