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TRIBUNES

Canicules, factures, souvraineté : nos logements doivent changer d’époque

Nuits trop chaudes, fatigue, bouilloires thermiques. La canicule précoce que la France vient de traverser a rappelé une évidence : notre pays n’est pas prêt.

Par Eric Pellerin, Directeur général de Mitsubishi Electric France

Selon un sondage Norstat réalisé pour Mitsubishi Electric France les 26 et 27 mai 2026, 80 % des Français déclarent avoir subi au moins un effet physique direct lors des dernières vagues de chaleur. Mais l’inconfort thermique ne se limite pas à l’été. L’hiver, 78 % des Français affirment avoir adopté au moins une stratégie de restriction face au coût de l’énergie : se couvrir davantage chez eux, baisser le chauffage malgré le froid ou vivre avec le stress des factures. Le confort thermique est donc devenu un sujet de vie quotidienne, de santé, de pouvoir d’achat et d’égalité.

La volonté récemment affichée par le président de la République, Emmanuel Macron, d’installer un million de pompes à chaleur par an en France témoigne d’une prise de conscience : adapter nos lieux de vie est devenu une priorité nationale, dans un contexte marqué par le dérèglement climatique et la crise de l’énergie.

Faire de la pompe à chaleur un choix d’adaptation nationale

Il faut dire que cette technologie a plusieurs atouts. D’abord, la pompe à chaleur permet de remplacer des équipements au gaz ou au fioul très coûteux et polluants, par une solution électrique qui, en captant les calories présentes dans l’air, l’eau ou le sol, permet de se chauffer plus efficacement et à moindre coût. La facture peut être divisée par deux dès la première utilisation. Ensuite, sa fonction réversible lui permet de répondre aux besoins croissants de rafraîchissement des logements durant les vagues de chaleur. Un double usage qui en fait une solution adaptée à la nouvelle réalité climatique.

D’après le sondage Norstat, 49 % de la population totale se dit déjà intéressée par l’installation d’une pompe à chaleur. Chez les Français qui ont concrètement la capacité de s’équiper (hors ménages empêchés par leur situation de logement, leur statut de locataire, une copropriété ou des contraintes techniques), cet intérêt atteint 79 %.

Reste à lever les freins au passage à l’acte. Car si l’intérêt des Français est fort, les ménages attendent plus de clarté sur le coût réel à l’achat, sur les aides disponibles et sur le choix des professionnels. Pour faire de cette dynamique nationale une réalité, il faut donc répondre à cette demande.

L’électrification des usages au service de la souveraineté énergétique

En décidant de faire de la filière pompe à chaleur un membre à part entière de « l’équipe de France de l’électrification » le 26 mai dernier, l’Élysée a ouvert une voie qui va dans le bon sens. La filière est déjà en ordre de marche et prête à accélérer. Cela suppose d’augmenter les moyens de production, mais aussi de former davantage d’installateurs et d’accompagner les ménages dans la conversion de leurs équipements, en répondant à leurs interrogations dans la durée.

Présent en France depuis 50 ans, Mitsubishi Electric est déjà sur le pont. Notre responsabilité est de contribuer sérieusement à ce changement d’échelle, avec des équipements adaptés aux réalités climatiques, des professionnels formés, une exigence de qualité et une pédagogie claire sur les usages.

Nous en sommes convaincus : faire de la pompe à chaleur un pilier de l’électrification, c’est choisir moins d’énergies fossiles, plus de souveraineté, plus de confort pour les ménages, et une filière industrielle capable de répondre à l’urgence climatique.

Ce choix doit être assumé, simplifié et accéléré.

* Sondage Norstat réalisé pour Mitsubishi Electric France auprès de 1 000 Français représentatifs de la population âgée de 16 ans et plus.

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