Coupe du monde 2026 : l’Angleterre tient bon, mais l’Europe perd du terrain avant les demi-finales
L’Angleterre rejoint le dernier carré après sa victoire contre la Norvège, tandis que la Suisse quitte le tournoi face à l’Argentine. À ce stade, l’Europe ne compte plus que trois équipes en lice.

Trois places encore en jeu, et une nuit qui a resserré l’étau
À ce stade du Mondial, chaque match peut faire basculer une sélection dans l’histoire ou la sortir du tournoi. Pour les équipes européennes encore en course, la marge d’erreur a presque disparu.
La Coupe du monde 2026 se déroule aux États-Unis, au Canada et au Mexique, avec 48 équipes au total et 16 villes hôtes. La finale est annoncée à New York New Jersey, le 19 juillet 2026. Le tournoi a donc changé d’échelle, et la pression aussi.
Dans la nuit de samedi 11 à dimanche 12 juillet, trois sélections européennes étaient concernées par les derniers matchs à élimination directe. L’Angleterre a validé son billet pour le dernier carré après une victoire 2-1 après prolongation contre la Norvège. La Suisse, elle, a cédé 3-1, également après prolongation, face à l’Argentine à Kansas City.
Le tableau est désormais clair : l’Angleterre reste en course pour le titre, tandis que la Norvège et la Suisse ont quitté la compétition à ce stade. Avant cette soirée, la République tchèque, l’Écosse et la Turquie avaient déjà disparu dès la phase de groupes. L’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Bosnie-Herzégovine, l’Autriche et la Croatie avaient, eux, buté en huitièmes. Le Portugal avait été arrêté en quarts.
Les demi-finales doivent maintenant opposer la France à l’Espagne, et l’Angleterre à l’Argentine. À ce moment du tournoi, l’Europe n’a donc plus que trois représentants encore vivants dans le tableau. Pour le continent, c’est un resserrement brutal.
Bellingham porte l’Angleterre, Messi voit encore l’Argentine devant
Le match entre la Norvège et l’Angleterre a tourné autour d’un homme. Jude Bellingham a marqué deux fois et offert aux Three Lions leur qualification pour les demi-finales. Dans un tournoi à l’issue souvent serrée, ce type de doublé pèse beaucoup plus qu’une belle action isolée.
Le milieu anglais ne s’est pas contenté d’être décisif. Avec six buts, il a rejoint Harry Kane dans le classement des buteurs. Il est aussi devenu le premier joueur à marquer au moins deux buts lors de deux matchs consécutifs en phase à élimination directe d’un Mondial depuis Diego Maradona, en 1986. Il est enfin le plus jeune à réussir cette série depuis Pelé, en 1958.
Face à lui, la Norvège a payé le prix fort d’un quart de finale longtemps accroché. Le scénario a basculé au début des prolongations, puis l’Angleterre a fait la différence. Dans ce genre de rencontre, le détail compte : un temps fort, une erreur, un joueur qui accélère, et le rapport de force change d’un coup.
À Kansas City, l’Argentine a souffert davantage qu’attendu face à la Suisse. Lionel Messi est resté muet pour la première fois du tournoi, mais il a tout de même signé une passe décisive. Mac Allister a ouvert le score, Embolo a répliqué, puis l’expulsion d’Embolo à la 72e minute a changé le match. L’Albiceleste a fini par faire plier la Suisse en prolongation grâce à la Nati qui a craqué dans le dernier effort.
Pour l’Argentine, le résultat compte autant que la manière. L’équipe poursuit sa défense du titre mondial, mais la nuit a rappelé une évidence simple : plus on avance, plus chaque faute se paie cher. Et plus les adversaires trouvent des ressources, plus il faut savoir gagner sans briller.
Les tirs au but, un faux hasard qui favorise les plus préparés
Les séances de tirs au but ont souvent la réputation d’être une loterie. En réalité, le football professionnel les prépare de plus en plus comme un exercice à part entière. Les équipes travaillent les routines, la respiration, la visualisation et l’ordre des tireurs. L’objectif est simple : faire baisser la charge mentale au moment décisif.
Dans le tournoi, la fatigue et la pression modifient la qualité des frappes. Les études citées dans le baromètre de la compétition rappellent que 75 à 80 % des tirs au but sont réussis en Coupe du monde, mais que le taux d’erreur augmente à mesure que la tension monte. Autrement dit, le pénalty ne dit pas seulement qui sait tirer. Il dit aussi qui sait tenir.
Les gardiens ont, eux aussi, changé de rôle. Ils ne se contentent plus d’attendre. Ils observent les habitudes, cherchent des signaux corporels et tentent d’entrer dans la tête du tireur. C’est une bataille psychologique à deux, où le moindre détail peut faire pencher la séance.
Ce contexte éclaire ce que vivent les petites et les grandes sélections. Les plus riches disposent souvent de plus de moyens pour préparer ces séquences, avec du travail vidéo, du staff mental et des protocoles répétés. Les plus modestes, elles, doivent souvent compter sur l’automatisme et l’élan collectif. Le tir au but n’égalise pas tout. Il révèle aussi les écarts de préparation.
Le poids politique d’une demi-finale, et ce qu’il reste à surveiller
L’Angleterre arrive à l’ultime ligne droite avec une affiche de prestige contre l’Argentine, prévue le 15 juillet à 21 heures, heure française, à Atlanta. En cas de qualification pour la finale, le calendrier prend une dimension politique en France aussi : le président de la République a déjà indiqué qu’il serait aux États-Unis si les Bleus atteignent le match pour le titre, programmé le 19 juillet à 21 heures.
Mais la vraie question sportive reste ailleurs. L’Angleterre peut-elle transformer un parcours solide en titre majeur ? Et l’Argentine peut-elle conserver son avantage mental face à une sélection plus jeune, plus explosive, mais parfois irrégulière ? Ces deux équipes ne jouent pas seulement une place en finale. Elles jouent aussi leur image au sommet du football mondial.
Pour l’Europe, la suite immédiate est limpide : la France affronte l’Espagne, l’Angleterre défie l’Argentine, et les demi-finales dessinent déjà le visage du dernier acte. Dans un Mondial organisé sur trois pays et 16 villes, où 48 nations ont été engagées, chaque qualification raconte désormais une chose très concrète : qui peut encore tenir une semaine de plus sous pression maximale.
Le prochain rendez-vous à suivre est donc simple. D’abord les demi-finales, puis la finale du 19 juillet à New York New Jersey. À ce niveau, il ne reste plus de place pour l’approximation.



