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ACTUALITé NATIONALE La facture de l’après-Élysée

Ruffin s’attaque aux avantages des anciens présidents : « Plus un rond pour Macron »

Alors que le Parlement examine le budget 2027 et que le gouvernement cherche à réduire le déficit public, les 2,3 millions d’euros prévus pour l’après-Élysée d’Emmanuel Macron suscitent la polémique. François Ruffin dénonce les avantages accordés aux anciens présidents et réclame leur suppression.

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En bref

À la fin de son mandat, Emmanuel Macron devrait bénéficier du dispositif prévu pour les anciens chefs de l’État : neuf postes pendant cinq ans, puis quatre, ainsi que des moyens matériels. Le budget 2027 prévoit aussi 2,3 millions d’euros pour ses futurs bureaux et leur sécurisation sur un bail de six ans. François Ruffin conteste ces dépenses, dont le montant reste soumis à l’examen budgétaire.

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L’heure n’est pas encore aux cartons du côté de l’Elysée mais à 6 mois de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, on connaît déjà la facture de son départ : 2,3 millions d’euros sont prévus pour installer le futur ancien président dans ses nouveaux bureaux. Un montant qui fait débat, dans un contexte de fortes tensions sociales et de rigueur budgétaire.

2,3 millions d’euros : Ruffin dénonce un « scandale »

Si le gouvernement est à la recherche de 54 milliards d’euros d’économies dans le prochain budget, il est une dépense dont l’État ne pourra apparemment pas faire l’économie. Selon Politico, le projet de loi de finances pour 2027 prévoit une enveloppe de 2,3 millions d’euros destinée aux futurs bureaux d’Emmanuel Macron. Cette somme doit notamment permettre de financer un bail de six ans et les travaux nécessaires à la sécurisation des locaux. Aucun bureau n’a encore été choisi selon l’Élysée qui présente cette anticipation comme une « procédure préventive des services, fondée sur les expériences des présidents passés ».

Cette dépense a provoqué la colère de François Ruffin. Interrogé vendredi 30 octobre sur BFMTV-RMC, le candidat à la présidentielle a estimé que « vu son bilan, il ne devrait plus y avoir un rond pour Macron à la sortie de l’Élysée. » Le député de la Somme réclame « qu’il n’y ait plus un avantage pour les anciens présidents », estimant que « l’exemple doit venir d’en haut ».

Le candidat de gauche avait déjà déposé, durant l’été, une proposition de loi visant à supprimer ces dispositifs et à faire des anciens chefs de l’État des « citoyens ordinaires ». L’ex-Insoumis avait également promis de se rémunérer au Smic s’il accédait à l’Elysée.

Les privilèges de l’après-Élysée

Les moyens accordés aux anciens présidents sont encadrés par décret du 4 octobre 2016 adopté sous François Hollande.

Pendant les cinq années suivant la fin de leur mandat, ils peuvent disposer de sept collaborateurs permanents et de deux agents de service. Au-delà, ces effectifs sont réduits à trois collaborateurs et un agent de service.

Le dispositif comprend également des bureaux meublés et équipés, dont le loyer, les charges et les frais généraux sont financés par l’État. Certains frais de déplacement et de réception sont également pris en charge.

Sarkozy et Hollande : une facture de 1,42 million d’euros en 2025

Le coût de ces avantages pour les finances publiques est connu. En 2025, les dépenses liées aux moyens accordés à Nicolas Sarkozy et François Hollande ont atteint 1,42 million d’euros. Dans le détail, l’État a dépensé 756 463 euros pour le premier et 665 477 euros pour le second. La différence entre les deux anciens chefs de l’État s’expliquerait, selon Politico, par des frais d’affranchissement en hausse après l’incarcération de Nicolas Sarkozy en raison des milliers de courriers de soutien auxquels il aurait répondu.

L’arrivée d’Emmanuel Macron parmi les anciens présidents entraînera donc de nouvelles dépenses. Notons toutefois que le futur ancien chef de l’État ne devrait pas percevoir la pension à vie traditionnellement accordée aux anciens présidents de la République. Il avait annoncé renoncer à cette retraite de 6 220 euros bruts mensuels en décembre 2019, en pleine contestation de sa première réforme des retraites.

 

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